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  <title>Les meilleurs vins du monde</title>
  <link>http://blog.vins-du-monde.info/</link>
  <description>Une véritable encyclopédie mondiale des vins, rédigée par Patrick Dussert-Gerber, auteur du prestigieux guide annuel Millésimes et du Guide Dussert-Gerber des Vins de France (Albin Michel, 28 e année, plus d'1 million de lecteurs).</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 11:46:58 +0200</pubDate>
  <copyright>Editions Société des Millésimes SA</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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    <title>Les trois vedettes du Corton-Charlemagne</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2008/03/02/Les-trois-vedettes-du-Corton-Charlemagne</link>
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    <pubDate>Sun, 02 Mar 2008 09:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/660.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;DOUDET-NAUDIN&lt;/strong&gt; Directeur : Emmanuel Berteloot 3, rue
Henri-Cyrot 21420 Savigny-lès-Beaune Tél. 03 80 21 51 74 Fax. 03 80 21 50 69
e-mail : doudet-naudin@wanadoo.fr Au sommet. On le comprend aisément quand
on débouche ce Puligny-Montrachet Les Meix 2006, racé, aux arômes de lys et
d’amande fraîche, très équilibré, ample, avec ces connotations subtiles, typé,
riche en bouche (fleurs, vanille, pain brioché). Remarquable Savigny-lès-Beaune
Redrescul Premier Cru blanc 2005 (Monopole), de couleur intense, aux nuances
citronnées, un vin dense, tout en minéralité, aux tanins élégants. Excellent
Nuits-Saint-Georges Aux Tuyaux 2005, aux notes de cerise mûre et de cuir,
légèrement épicé, aux tanins veloutés. Superbe Corton Grand Cru Maréchaudes
2003, issu de vieilles vignes, très bien élevé, très typé, de robe grenat
profond, au nez complexe où dominent les fruits cuits, délicatement épicé, tout
en bouche, de garde. Excellent Chambolle-Musigny Les Condemennes 2005, très
fin, avec ses senteus animales spécifiques, un vin tout en charme, de belle
garde. L’Aloxe-Corton Les Maréchaudes Premier Cru Vieille Vigne 2005, au nez
complexe à dominante de quetsche et d’humus, est un vin de bouche fondue et
riche, de garde comme ce Savigny-Lès-Beaune Premier Cru Aux Petits Liards 2004,
qui associe structure et finesse, bien typé, de couleur soutenue, au nez
concentré de griotte, tout en souplesse. Goûtez aussi leur Pernand-Vergelesses
Sous Frétille Premier Cru blanc 2004, au nez dominé par les fruits frais, d’une
grande finesse, un vin gras et onctueux. Excellent Hautes-Côtes-de-Beaune La
Grande Corvée de Bully rouge 2005, dense et bien parfumé (cassis, mûre), avec
des tanins ronds, un vin qui emplit bien la bouche. Les prix sont
particulièrement sages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Domaine JACOB&lt;/strong&gt; Robert et Raymond Jacob Hameau de Buisson
21550 Ladoix-Serrigny Tél. 03 80 26 44 62 et 03 80 26 40 42 Fax. 03 80 26 49 34
e-mail : domainejacob@orange.fr Un domaine familial de 10 ha. Coup de cœur
pour leur Corton-Charlemagne Grand Cru 2005, de robe brillante, tout en
fraîcheur aromatique, avec ces notes d’agrumes, de fumé et d’acacia, un grand
vin très persistant, alliant saveur et distinction, de garde. Tout aussi
savoureux et réussi, ce Corton rouge Grand Cru Les Carrières 2005, de robe
grenat, puissant, parfumé et racé, aux connotations de cerise confite, de prune
et d’humus, riche en arômes comme en structure, un vin d’excellente évolution,
très équilibré, tout en nuances. Le Ladoix blanc 2005, avec des arômes de
fougère et de fruits frais, d’une grande finesse, est un beau vin complexe,
riche et plein, avec une finale puissante. Le Ladoix rouge 2005 est tout aussi
séduisant dans ce beau millésime, mêlant rondeur et structure, avec ces notes
de cerise, d’humus et de cannelle, vraiment très abordable. L’Aloxe-Corton
Premier Cru rouge Les Valozières 2005, de belle matière, aux tanins fermes, au
nez caractéristique de fruits rouges, d’épices et de sous-bois, un vin corsé,
aux tanins mûrs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Domaine JAFFELIN Père et Fils&lt;/strong&gt; Roger, Yves et Pierre
Jaffelin 21420 Pernand-Vergelesses Tél. 03 80 21 52 43 Fax. 03 80 26 10 39
Incontestablement au sommet. Le Corton-Charlemagne 2005, aux notes complexes de
fleurs, d’épices et de brioche, très typé, un très grand vin subtil comme on
les aime, sans artifices, complexe et gras, d’une onctuosité fine et
persistante, de grande évolution. À ses côtés, ce Pernand-Vergelesses Premier
Cru blanc Creux de la Net 2005 est parfumé, un vin classique, gras et parfumé,
de bouche puissante, à ouvrir sur une escalope à la crème. Le
Pernand-Vergelesses rouge Belles Filles 2005 est intense au nez comme en
bouche, distingué, au bouquet persistant et complexe dominé par la fraise des
bois. Remarquable Pernand-Vergelesses Premier Cru Creux de la Net rouge 2005,
qui associe charpente et distinction, au nez où dominent les fruits mûrs et les
épices, où s'entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, fin et
dense en bouche, charnu, très classique comme leur Beaune Premier Cru
Bélissand, de robe grenat, aux notes de sous-bois et de fruits rouges mûrs, de
bouche ronde et fondue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir &lt;a href=&quot;http://www.guidedesvins.com/bourgogne_blancs.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le Classement 2008&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir &lt;a href=&quot;http://www.millesimes.fr/&quot;&gt;le site de Millésimes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir &lt;a href=&quot;http://www.guidedesvins.com/&quot;&gt;les Classements 2008 des
meilleurs vins de France&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir &lt;a href=&quot;http://www.vinovox.com/&quot;&gt;VinoVox et s'abonner
gratuitement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les principaux cépages mondiaux</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2008/02/16/Les-principaux-cepages-mondiaux</link>
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    <pubDate>Sat, 16 Feb 2008 11:44:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://bp1.blogger.com/_zQxlWEne-DE/R6IHoZicMsI/AAAAAAAAAQM/i96hLAKEFNs/s200/CHEVALIER+raisin+rouge+cagette.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Associé à un terroir et un microclimat, c'est le raisin ou cépage qui va
donner toute sa personnalité à un vin, blanc, rouge, rosé, mousseux ou
viné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart des pays qui nous intéressent, deux grandes familles de
raisins existent, le Vitis vinifera et le Vitis labrusca (voir ces mots). En
réalité, qu'ils soient nobles ou hybrides, améliorateurs ou grossiers, chaque
cépage a sa raison d'être. Certains se plaisent dans les terres pauvres (mica,
schiste) et les climats chauds (Syrah, Mourvèdre, Grenache, Cinsault,
Zinfandel, Nebbiolo...), d'autres sont capables de s'adapter à des sols et des
climats très différents comme le Chardonnay, le Cabernet-Sauvignon, le
Riesling, le Merlot ou le Pinot Noir, préférant quand même pour s'exprimer
comme ils le méritent des sous-sols complexes où la crasse de fer côtoie le
calcaire, la silice ou les graves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les “vieux” pays producteurs de vins, notamment ceux de l'Europe, ont eu
beaucoup plus l'expérience pour adapter les cépages qui leur conviennent le
plus, région par région. Ce n'est pas un hasard si le Pinot noir est le maître
incontesté de la Bourgogne, le Mourvèdre à Bandol, le Nebbiolo le roi du Barolo
italien, ou le Rheinriesling, le seigneur du Rheingau allemand. Chacun a sa
raison d'être, une logique, et correspond parfaitement à sa région. C'est
d'autant plus incontestable quand on connaît l'histoire des vignobles,
l'influence de l'Eglise et les habitudes gastronomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres pays comme la Californie ou l'Australie ont paré au plus
pressé : planter les meilleurs cépages des autres vignobles pour pouvoir
être concurrentiels. Si cela fonctionne bien dans la plupart des cas, on se
rend parfois compte que ce sont souvent des cépages autres qui donnent à leurs
vins leur authenticité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le voit, planter du raisin ne doit rien au hasard, et invite à l'humilité
en la matière, tant la Nature est omniprésente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LES PRINCIPAUX CÉPAGES BLANCS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALBALONGA Croisement Rieslaner et Sylvaner en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALIGOTÉ Il donne un vin franc, sec et fruité, en Bourgogne et en
Bulgarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALTESSE Frais et fin, très parfumé, c’est le cépage traditionnel de
Savoie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALVARINHO Cépage du Vinho verde (voir Portugal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ARINTO Bon cépage portugais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ASSYRTIKO Cépage grec traditionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BARCELOS Cépage du Dao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BICAL Raisin blanc de Bairrada frais et fruité (voir Espagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BOUVIER Cépage autrichien, qui donne des vins assez neutres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BUAL Le plus typé et le plus riche cépage de Madère (voir ce mot).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHARDONNAY Le roi bourguignon (et champenois), abusivement planté un peu
partout. Très grand cépage, parfaitement adapté aux sols et climats de la
Bourgogne, qui, produit incontestablement les plus grands vins blancs secs du
monde. Planté dans un bon nombre de pays où il réussit bien comme en Australie,
en Afrique du Sud, en Californie, à Chypre, au Canada, au Liban ou en
Nouvelle-Zélande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHASSELAS Cépage de Pouilly-sur-Loire, du Valais (voir Suisse), du Canada,
et de l'Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CLAIRETTE Raisin riche en sucre, connu sutout pour les nombreux vins qu’il
produit dans le sud de la France. On en trouve en Nouvelle-Galles du Sud
(Australie), en Afrique du Nord et en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;COLOMBAR Raisin qui produit un vin maigre et acide, idéal pour la
distillation du Cognac et de l’Armagnac. Aussi en Californie et en Afrique du
Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHENIN BLANC Bon cépage, très prisé dans la Loire (Anjou...), bien équilibré
en acidité, qui donne des vins francs et demi-secs, et convient aux vins de
mousse de la région. Quelques bonnes réussites en Afrique du Sud, dans la Côte
Centrale de Californie, au Mexique, et dans la Vallée de Sonoma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ELBLING Cépage allemand utilisé surtout pour les vins mousseux (voir Sekt).
Egalement en Autriche, et en Californie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FABER Croisement Weissburgunder et Müller-Thurgau cultivé en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FREISAMER Un croisement Sylvaner et Pinot gris, donnant un vin classique,
assez neutre (voir Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GARGANEGA BIANCO Cépage italien qui sert dans la production du Soave (voir
Italie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GEWURZTRAMINER Excellent raisin, très typé, très aromatique, qui donne des
vins épicés, très caractéristiques (voir Alsace et Allemagne, et chapitre
L'accord idéal des vins et des mets). On en trouve de très bons en Afrique du
Sud, en Roumanie, en Hongrie et en Australie, et de plus courants au Canada ou
en Grande-Bretagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GLORIA Un croisement Sylvaner et Müller-Thurgau, qui donne des vins frais et
légers, manquant parfois d’acidité. On le trouve surtout en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GOUVEIO Variété de Porto blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GRENACHE BLANC Bon cépage qui donne un vin ample et peu acide. France et
Espagne, principalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GRUNER VELTLINER Bon cépage autrichien, où il donne des vins à la saveur
fraîche et fruitée. Egalement en Hongrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GUTENBORNER Un croisement Müller-Thurgau et Chasselas (Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HARSLEVELÜ L'un des principaux cépages du Tokay hongrois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HUXELREBE Planté en Grande-Bretagne et en Allemagne. Vins modestes. JACQUÈRE
Cépage de Savoie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LAIREN Le principal raisin blanc de Valdepenas (voir Espagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MACABEO Cépage espagnol (Catalogne) utilisé pour les vins mousseux. On le
trouve également dans les vins blancs de La Rioja.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MALVOISIE Originaire de Grèce, il apporte structure aromatique et densité
aux vins blancs. Il est important dans le Porto, dans La Rioja, en Navarre ou
en Catalogne (voir ces pays). Aussi exploité en Californie et à Chypre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MANSENG Le Gros Manseng et le Petit Manseng, cultivés dans le sud-ouest de
la France, donnent le légendaire Jurançon moelleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MARIA GOMES Le principal raisin blanc de Bairrada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MARSANNE Excellent cépage s’il est cultivé comme il le mérite, qui donne des
vins riches, pleins et gras; l’un des deux cépages qui servent à produire les
rares vins blancs de Châteauneuf-du-Pape et d’Hermitage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MAUZAC Bon raisin, très typé, avec une bonne acidité naturelle (Gaillac). Il
convient d’ailleurs très bien aux vins “perlants”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MELON DE BOURGOGNE Cépage du Muscadet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MORIO-MUSKAT Croisement Sylvaner et Pinot blanc (Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MOSCATEL Raisin à vin doux, qui donne un vin riche en arômes comme en
alcool, au goût très typique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MÜLLER-THURGAU Cépage créé à Geisenheim en 1882 par le Pr Hermann Müller,
qui lui a donné son nom. Très typé, floral et frais, on le trouve très souvent
en Allemagne, et, en moindre quantité, en Australie et en Nouvelle-Zélande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MUSCAT A PETITS GRAINS Cépage classique de l’Alsace et des vins de Muscat de
Beaumes-de-Venise. Egalement au Liban.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MUSCAT OTTONEL Excellent raisin qui donne des vins superbes en Bulgarie et
en Hongrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MUSCADELLE Cépage que l’on trouve encore en petite proportion dans les
vignobles du sud-ouest de la France (Gaillac, Montravel, Bergerac, Bordeaux).
Il peut pourtant apporter un “plus” certain aux cépages Sauvignon et Sémillon.
Les autres pays où il s'adapte le mieux sont l'Australie et l'Afrique du
Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;OPTIMA Un croisement Sylvaner, Riesling et Müller-Thurgau (Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PALOMINO Le cépage classique du Xérès (voir Espagne). Egalement en
Californie et en Australie, où les résultats sont encore bien moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PARELLADA Raisin de Catalogne (voir Espagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PEDRO XIMENES Cépage traditionnel espagnol, pour le Xérès, que l'on retrouve
au Maroc. On en cultive dans les pays qui font ce genre de vins comme en
Californie, en Australie, en Argentine et en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PERLE Un bon croisement Gewurztraminer et Müller-Thurgau cultivé en
Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PINOT BLANC Caractéristique de l’Alsace, un raisin qui donne des vins
fleuris, frais et bien équilibrés. Quelques bonnes réussites au Chili, en
Nouvelle-Zélande, au Canada, et aux États-Unis, et d'autres beaucoup plus
relatives en Argentine ou au Chili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;POULSARD Méconnu, un excellent raisin propre au Jura, qui produit l’un des
plus grands vins rosés (ou gris) de France, très aromatique, suave et
persistant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RABIGATO Portugal. L'un des cépages du Porto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;REICHENSTEINER Un croisement Müller-Thurgau, Madeleine angevine et
Calabreser-Fröhlich (Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RHODITIS Raisin grec, surtout employé pour le Retsina (voir Grèce).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RIESLANER Comme son nom l’indique, un croisement Sylvaner et Riesling (voir
Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RKATSITELI Bon cépage bulgare. Egalement en Californie et en Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ROBOLA Bon cépage grec, riche en arômes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ROUSSANNE Excellent cépage qui donne les rares vins blancs d’Hermitage et de
Châteauneuf-du-Pape. RIESLING Remarquable cépage qui peut atteindre les sommets
en Alsace et en Allemagne (Rheinriesling). Très sec, très typé, très floral au
nez comme en bouche, il s’adapte également parfaitement aux fameuses “vendanges
tardives”, quand il est récolté à surmaturité. On en fait d'excellents en
Afrique du Sud, en Californie, en Australie, en Hongrie et en Bulgarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAUVIGNON Le raisin de prédilection des vins de Sancerre et de la Loire
(Anjou...), très sec, très fruité, très frais. Il donne des vins plus ronds
dans les régions plus “chaudes” comme le Bordelais ou dans les appellations du
sud-ouest de la France. Allié au sémillon et vendangé tardivement, il donne les
grands vins liquoreux (Sauternes). Très planté, on en trouve en Californie, en
Australie, en Afrique du Sud, en Grèce, en Turquie, en Argentine et en
Nouvelle-Zélande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAVAGNIN Le raisin du vin jaune du Jura, extrêmement typé, qui produit un
vin d’une lente évolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAVATIANO Raisin grec, qui entre dans l’élaboration du Retsina.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SCHEUREBE Bon croisement Sylvaner et Riesling, parfois assez neutre (voir
Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SCHONBERGER Un croisement Spätburgunder/Chasselas rosé/Muscat Hamburg
cultivé en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SÉMILLON Remarquable cépage de référence des grands liquoreux bordelais
(Barsac, Sauternes, Loupiac, Cérons...). Bien cultivé en Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SEPTINER Bon croisement Gewurztraminer et Müller-Thurgau, qui produit un vin
suave et parfumé (voir Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SERCIAL Raisin traditionnel de Madère.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SYLVANER Cépage alsacien. Egalement en Autriche, au Chili, en Argentine, en
Hongrie, en Turquie et en Californie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;UGNI BLANC Un raisin qui donne un vin franc, léger et assez neutre, idéal
pour élaborer le Cognac. Egalement en Bulgarie, en Italie, au Brésil, au Chili,
en Argentine, à Chypre, et en Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VERDELHO Bon cépage de Madère (voir Portugal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VERDICCHIO Raisin classique de l’Italie, qui donne un vin frais et léger,
dans la région des Marches (voir Italie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VIOGNIER L’unique cépage des appellations Condrieu et Château-Grillet (voir
La Vallée du Rhône).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VIURA Raisin espagnol qui produit des vins frais et fruités, à boire
jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WURZER Croisement du Gewurztraminer et du Müller-Thurgau, exploité en
Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XARELLO Cépage utilisé dans l’élaboration des vins mousseux de Cava (voir
Espagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LES PRINCIPAUX CÉPAGES NOIRS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AGUA SANTA Cépage espagnol, coloré et riche en alcool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALVAREHAO Une variété de Dao aussi cultivée pour le Porto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AZAL Cépage typique du Vinho Verde (voir Portugal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BAGA Bon raisin portugais, corsé et aromatique, qui peut donner d’excellents
vins de garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BARBERA Bon cépage italien, qui donne des vins classiques de la Péninsule,
souples et fruités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BASTARDO Raisin traditionnel du Porto et du Dao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BLAUFRANKISCH Raisin assez neutre que l’on trouve en Autriche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BORRACAL Cépage classique du Vinho Verde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CABERNET FRANC Excellent cépage bordelais (surtout dans le Libournais), qui
donne des vins très aromatiques. Regrettable qu’il soit systématiquement
remplacé par le Cabernet-Sauvignon, notamment dans les autres régions
bordelaises. Egalement en Bulgarie, à Chypre, en Californie et en
Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CABERNET-SAUVIGNON Ce cépage, la grande référence bordelaise, est souvent
abusivement employé à tort et à travers dans le monde entier, faute
d'originalité ou de qualité des terroirs. Assez résistant, il donne des vins
tanniques, très structurés, riches, austères dans leur jeunesse, mais garants
d’un potentiel d’évolution exceptionnel. De bons vins issus de ce cépage en
Afrique du Sud, en Californie (pas tant que cela), au Chili (un bon nombre) et
en Bulgarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CAMINA Bon croisement Portugieser et Pinot noir (voir Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CANAIOLO NERO L’un des cépages du fameux Chianti (voir Italie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CARIGNAN Raisin qui ne possède pas réellement ses lettres de noblesse dans
le Languedoc, donnant un vin alcoolisé, manquant d’arômes. On le trouve
également en Espagne, en Afrique du Nord, en Afrique du Sud et en
Californie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CASTELAO Raisin de Bairrada (voir ce mot).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CINSAULT Bon raisin de la vallée du Rhône et de Provence, qui donne des vins
fins, de belle robe, très aromatiques. Il s’associe parfaitement au Grenache et
au Mourvèdre. Se plaît bien en Afrique du Nord comme en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CORVINA Raisin italien, qui donne des vins puissants, intenses en couleur
comme en structure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DECKROT Un croisement Portugieser et Teinturier Färbertraube, cultivé en
Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GAMAY Le raisin qui donne toute sa mesure quand il est vinifié en macération
carbonique (Beaujolais). De bons résultats en Bulgarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GARNACHA TINTA Cépage espagnol caractéristique, riche et alcoolisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GRACIANO Un autre bon cépage espagnol, qui donne des vins colorés et
parfumés, bien tanniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GRENACHE Le raisin de prédilection des crus de La Rioja et des grands vins
de Bandol, des crus de la vallée du Rhône, de l'Afrique du Nord et du Chili. Il
apporte structure, puissance et concentration aromatique. Moins réussi en
Californie ou en Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LAMBRUSCO Raisin typiquement italien, qui donne son nom au vin
d’Émilie-Romagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MALBEC Dénommé aussi Cot ou Auxerrois, c’est le raisin classique des vins
rustiques (dans le bon sens) du sud-ouest de la France, notamment à Cahors ou
dans les Premières-Côtes-de-Bordeaux. Il donne des vins riches, colorés et
tanniques, d’évolution relativement lente. De très bonnes réussites en Afrique
du Sud comme en Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MAZUELO Cépage espagnol, qui donne des vins puissants, bien équilibrés en
tanins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MERLOT Fragile, c’est la référence incontestable de la région libournaise
(Pomerol...), où il atteint les sommets. Il produit un vin coloré, très
aromatique, savoureux, intense au nez comme en bouche, de belle évolution.
Egalement en Californie, en Afrique du Sud, en Australie et en Roumanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MONASTRELL Cépage espagnol que l’on exploite surtout dans les régions du
Penadés et de Valdepenas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MONDEUSE Le raisin classique savoyard, fin et fruité, léger, qui donne un
vin très aromatique. On le trouve en Suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MOURISCO SEMENTE Raisin surtout cultivé à Porto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MOURVÈDRE Excellent cépage des grands vins de la vallée du Rhône
(Châteauneuf-du-Pape, Gigondas...) et de Bandol. Riche, puissant, très parfumé,
il s’associe parfaitement au Cinsault et au Grenache. On le trouve également en
Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NEBBIOLO Son nom provient du mot “nebbia”, qui désigne le brouillard
d’automne italien. C’est le très grand raisin de la région piémontaise (le
Barolo...), et d’une bonne partie des plus grands vins italiens, dont le
Barbaresco. Très parfumé, suave, intense, il produit des vins de belle
garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PALOMINO Le cépage de référence du Xérès (voir Espagne). Réussit bien à
Chypre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PETIT VERDOT Cépage du bordelais, qui réussit assez bien en Afrique du Sud,
et au Chili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PINOT MEUNIER Assez neutre, on le trouve surtout en Champagne. PINOT NOIR Le
roi bourguignon (et champenois). Richesse aromatique, intensité et suavité en
bouche. Des vins de très belle évolution. Difficile d’en attendre autant quand
on essaie de le planter ailleurs (confer Introduction), même si les réussites
(rares) sont bien réelles en Afrique du Sud, et , dans une moindre mesure, en
Californie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PRIMITIVO Bon cépage italien, qui donne des vins colorés et puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RAMISCO Le cépage de Colares (près de Lisbonne), qui donne des vins riches
en tannins, austères, très lents à se faire (voir Portugal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RONDINELLA Cépage italien (Valpolicella).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SANGIOVESE Principal cépage du Chianti. Il donne des vins souples et
parfumés, de bonne évolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SOUZAO Très bon cépage de Porto, qui donne des vins riches en couleur comme
en arômes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SYRAH Originaire de Perse (Chiraz), c’est le raisin de référence des grands
crus de la vallée du Rhône, notamment des Côte-Rôtie et Hermitage. Il donne des
vins intenses, tanniques, concentrés, riches, très parfumés, d’excellente
évolution. De belles réussites en Algérie, en Afrique du Sud, en Californie et
en Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TANNAT Originaire du Pays basque, il donne des vins tanniques et typés, de
lente évolution (Madiran...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TEMPRANILLO Bon raisin du Rioja, qui donne des vins intenses, riches et fins
à la fois, de couleur soutenue (voir Espagne). Important en Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TINTA AMRARELA Cépage classique du Porto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TINTA BARROCA Raisin qui produit un vin tannique et intense, surtout cultivé
dans le Douro (voir Portugal). Bons résultats en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TINTA CAO L’un des meilleurs cépages du Porto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TINTO ARAGONES Un des cépages du Vega Sicilia (voir Espagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TINTORERA Cépage traditionnel de la région de Valdepenas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TOURIGA NACIONAL Cépage classique du Porto, aussi utilisé dans le Dao, qui
donne des vins puissants, concentrés en arômes comme en structure, de
garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TROLLINGER Raisin du Wurtemberg (voir Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VINHAO Raisin du Vinho Verde, coloré et très alcoolisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XYNOMAVREO Cépage grec qui produit le Naoussa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ZINFANDEL Excellent cépage qui donne des vins savoureux et parfumés en
Afrique du Sud et en Californie, certainement parmi les meilleurs vins de ces
pays, avec une originalité qui leur est propre. Plus modeste au Canada et au
Mexique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>VinoVox, le 1er magazine WebVin</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/12/31/VinoVox-le-1er-magazine-WebVin</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:335d5de9aa215f194fcf2ce8e5ea453b</guid>
    <pubDate>Mon, 31 Dec 2007 20:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.vinovox.com/images/logo.gif&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; Le voilà, le
résultat de notre force sur Internet. Le 1er vrai magazine du Vin sur le Web,
alimenté par des centaines d'articles, de liens, de flux, de reportages, de
présence sur le terrain... C'est -une nouvelle fois- du jamais vu, gratuit et
unique ! Le mieux, c'est que vous alliez voir : &lt;a href=&quot;http://www.vinovox.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Vinovox&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Nos vins ont du talent</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/10/22/Nos-vins-ont-du-talent</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b00aeeacfdb16edbfee2bc3a2f7b5360</guid>
    <pubDate>Mon, 22 Oct 2007 22:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/images/couv.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; &lt;img src=&quot;http://multimedia.fnac.com/multimedia//images_produits/Grandes110/9/4/5/9782226169549.gif&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; Cela fait 28 ans (vous lisez bien, mais c’est vrai que j’ai débuté
bien jeune dans ce monde envoûtant du vin) que j’écris, goûte, écoute, apprécie
tel ou tel, rigole d’un autre, oublie untel, etc…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, j’ai de la mémoire. Elle me fait respecter les fidèles, sourire de
quelques-uns, savoir ce que certains font de leur vin (ou y mettent), et ranger
ces cases dans ma tête comme il le faut pour les réactiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai connu, et connais, pas mal de monde : des hommes (et des femmes,
bien sûr) formidables, dont la relève n’a jamais (hélas) été assurée, le saut
des générations (vous savez : celle qui crée, celle qui gère, la troisième
qui dilapide) étant souvent bien réel, d’autres inintéressants, d’autres
encore, passionnés et passionnants, avec qui c’est toujours un plaisir de
“boire un canon”, plus de 20 ans après, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La puissance du Guide, de Millésimes et désormais notre présence sur
Internet (*) font bien sûr des envieux, mais il semble que cela soit
typiquement français. Les dés étaient pourtant bien jetés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, à la cinquantaine, le bilan et les projets sont clairs : je
n’ai pas failli à mon instinct profond de défendre encore et toujours les
hommes et les femmes, du plus grand au plus modeste, qui sont attachés, comme
moi, comme mon équipe (ma famille, devrais-je écrire), à extraire de leur
terroir une quintessence à la fois naturelle et spirituelle, loin des artifices
et des modes passagères. Si j’aime le vin, j’aime aussi ceux qui l’élèvent, je
pense à eux quand je débouche leur bouteille, je partage ce plaisir, et c’est
ce qui compte. Les “frimeurs”, les vins marchands, les produits “putassiers”,
je les combats ou j’y suis indifférent, voilà tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd’hui, donc, nous confortons et renforçons, comme nous l’avons
toujours fait (l’audace du 1er Guide de ce genre comme celle d’avoir investi
sur le net, bien avant les autres) Millésimes et le Guide (sa prochaine édition
sera “dure” sur le plan éditorial, assortie d’une maquette moderne que la
direction d’Albin Michel et moi-même avons approuvée avec enthousiasme), nous
poursuivons notre développement dans ce média fondamental, Internet, où nos
“concurrents” ne risquent pas de rattraper ce que nous avons réalisé (**). Le
site de Millésimes est déjà l’un des plus importants dans son domaine, et nous
allons le traduire en langue américaine, tout d’abord, puis, certainement, en
langue espagnole, ce qui nous donnera une dimension mondiale, une présence sur
tous les continents, et un lectorat potentiel de plusieurs centaines de
millions d’internautes, ce qu’aucune édition “papier” ne peut envisager. Des
faits, pas des paroles !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, cette année, je vais -enfin- prendre le temps d’écrire mes romans,
en tout cas au moins un, toujours édité chez Albin Michel, confiance
oblige. Des livres dont le synopsis se trame depuis longtemps. Bien sûr, il y
aura, dans l’un, une part importante de ma conscience (le monde de la terre qui
m’est cher devrait y avoir sa place, indirectement certes), et, dans l’autre,
le script (mais je ne vous dévoilerai pas grand chose) s’oriente vers un thème
qui m’est tout aussi intime, les grandes civilisations antiques, une saga,
historique mais bien actuelle, où l’Orient rejoindra l’Occident. En fait,
l’année 2007, devra donc m’occuper à temps plein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parallèle, profitons de ce nectar que sait être le vin, où, comme en
littérature, l’esprit rejoint la matière… Il y a un millier de vignerons
exceptionnels dans ce numéro, à qui nous sommes fidèles, et qui nous le rendent
bien, et cela vaut tous les écrits du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acheter &lt;a href=&quot;http://www.guidedesvins.com/acheter.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Millésimes en direct&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acheter &lt;a href=&quot;http://www4.fnac.com/Shelf/Article.aspx?PRID=1990759&amp;amp;Origin=VINSDUSIECLE&amp;amp;OriginClick=yes&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le Guide&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.secours-catholique.org/nous_aider/img/bannieres/bandeau_inter_468px.gif&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>20 sur 20 ? mon blog perso qui note mes coups de cœur...</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/10/18/20-sur-20-mon-blog-perso-qui-note-mes-coups-de-coeur</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6d320759e9cf86e3dc484216e336b71b</guid>
    <pubDate>Thu, 18 Oct 2007 10:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Je me fais
plaisir, et j'y aborde pratiquement tous les sujets&lt;/a&gt; : la Boxe
(regardez attentivement le jeu de jambes &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/video-mohamed-ali-vs-sonny-liston.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;d'Ali,&lt;/a&gt; et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais),
Dido (et des vidéos superbes de &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/2020-du-beau-monde.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Clapton&lt;/a&gt;, des Stones, de Dylan, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1620-lou-reed-nostalgie.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lou Reed&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/17-l-cest-le-registre-de-brian-ferry.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Brian Ferry&lt;/a&gt;, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard
&amp;quot;Madrange&amp;quot; aux &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1720-contre-nous-en-14.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Blacks&lt;/a&gt;), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et
cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une
rubrique houlala (de &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/220-catherine-breillat-chez-ruquier.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Catherine Breillat&lt;/a&gt; à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van
Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou
pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un
Planétarium époustouflant), les &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/220-cela-devient-dingue.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;voitures à Paris&lt;/a&gt;, les vins Californiens, le scandale d'EADS
(info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence
d'Arabie, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1520-rothko-en-vrai-et-en-or.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Rothko&lt;/a&gt; (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1520-kremegne-cest-mieux.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Krémègne&lt;/a&gt;...), &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/720-pas-mal-de-masos.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ségolène Royal&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/220-bhl-au-raz-des-caniveaux.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;BHL&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/820-clearstream-sac-dembrouilles.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Clearstream&lt;/a&gt;, la &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/420-les-restaurateurs-comme-les-autres.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;TVA des restaurateurs&lt;/a&gt;, les &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/1420-la-cote-des-ministres.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ministres&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1120-cest-larlsienne.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;l'iPhone&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/420-vuitton-bon-exemple.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Vuitton&lt;/a&gt;, les &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1920-les-echecs-cest-la-vie.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Echecs&lt;/a&gt;, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé,
Santini, Juppé, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/520-sarrange-pas-bayrou.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bayrou&lt;/a&gt; ou Jospin), &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1720-parfait-ibiza.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ibiza&lt;/a&gt;, de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter
des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes
de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (&lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/1720-google-confirme-sa-suprmatie.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Google&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1820-un-romancier-un-vrai.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dominique Ferrandez&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/don-quichotte-le-1er-grand-roman.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Cervantes&lt;/a&gt;, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de
Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/120-vous-auriez-du-arrondir-900.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bollinger&lt;/a&gt;, les vins de cépages, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/220-on-doit-pas-boire-les-mmes-vins.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Parker&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/les-citadelles-du-vin-hilarant.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Citadelles du Vin&lt;/a&gt;...), mes infos préférées (&lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1720-cest-ma-radio-dinfo-prfre.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Europe 1&lt;/a&gt;, Guillaume Durand), les livres (Alamut, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1420-922-pour-le-relire-cela-vaut-la.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Vargas Llosa&lt;/a&gt;, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise
américaine, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/10/la-lagune-des-prix.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ce qui nous fait sourire&lt;/a&gt; (dont des articles sur le vin parus dans Le
Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les
&lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/220-aprs-les-copeaux-la-sciure.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;copeaux de bois&lt;/a&gt;, le &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1920-pour-le-plaisir.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Champagne&lt;/a&gt;, l'astronomie, les grèves, voir et revoir &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1920-kayser-zoze.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Keyser Soze&lt;/a&gt;... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos
top de Nicolas Canteloup, &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/2007/09/1420-cest-quand-mme-drle.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Gad Elmaled&lt;/a&gt;, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi
se divertir mais surtout s'informer sur &lt;a href=&quot;http://dussert-gerber.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;20 sur 20 ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Comment fait-on un vin blanc doux ?</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/10/17/Comment-fait-on-un-vin-blanc-doux</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:466b194d4c08da0608ddad453d149ae7</guid>
    <pubDate>Wed, 17 Oct 2007 18:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;S’il est possible de faire des vins doux artificiellement en ajoutant du
dioxyde de soufre ou en ôtant les levures de la cuve pour faire cesser les
fermentations, il vaut mieux employer un processus plus naturel. Les vins sont
alors obtenus en arrêtant la fermentation tandis qu’il reste encore du sucre.
Bien entendu, les meilleurs sont les vins issus de raisins atteints par le
Botrytis cinerea, qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins.
Le raisin doit parvenir à une forte concentration de maturité due à l’action du
Botrytis cinerea, dénommé aussi “pourriture noble”. Cette dégradation bénéfique
du raisin lui fait perdre son eau, accroît sa teneur en alcool et apporte au
vin un surcroît de liqueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi &lt;a href=&quot;http://patrick.dussert-gerber.com/comment-fait-on-du-vin&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les
autres vins&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La race du Cognac</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/10/13/La-race-du-Cognac</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2915b0c9d3ebda14a521a5a6071166f8</guid>
    <pubDate>Sat, 13 Oct 2007 18:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/948.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La région de Cognac se trouve dans une zone franche entre les frontières du
climat septentrional et du climat méridional, un havre de paix dans ce conflit
d’influences Nord-Sud, limité à l’ouest par l’océan Atlantique et à l’est par
les anciens volcans du Massif central. Le vignoble des vins blancs agréés pour
la distillation s’étend sur quelque 90 000 hectares situés sur les départements
de la Charente et de la Charente-Maritime, auxquels s’ajoutent deux petites
enclaves dans les Deux-Sèvres et la Dordogne. Un sol plus ou moins crayeux,
plus ou moins bien drainé, produisant en moyenne près d’un milliard de litres
de vin blanc de faible degré (8 à 9°) et de forte acidité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une hiérarchie de terroir s’est instaurée en plusieurs crus, du plus
prestigieux au plus simple. C’est ainsi que, partant de la ville de Cognac,
disposés d’une manière concentrique, s’étendent la Grande Champagne, la Petite
Champagne, les Borderies, les Fins Bois, les Bons Bois, les Bois Ordinaires et
les Bois à terroir. Comme tous les autres vignobles, celui de Cognac doit ses
qualités à son terroir, à ses cépages (la Folle blanche, le Colombar et surtout
le Saint-Emilion), à son climat spécifique, adouci par la proximité de l’océan,
mais surtout à une savante préparation, un “secret” que chacun cultive, plus ou
moins rigoureux selon le sérieux de la marque, tant pour l’élevage que pour les
assemblages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://patrick.dussert-gerber.com/voir-le-cognac&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Acheter Millésimes en direct</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/09/23/Acheter-Millesimes-en-direct</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:35e8e069880e5aa556e79250416c342c</guid>
    <pubDate>Sun, 23 Sep 2007 23:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.guidedesvins.com/acheter.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.guidedesvins.com/acheter.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/images/couv.jpg&quot; alt=&quot;http://www.millesimes.fr/images/couv.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Et les autres ?</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/09/23/Et-les-autres</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4752a31cb84e9f9dac365e16472f712e</guid>
    <pubDate>Sun, 23 Sep 2007 17:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Vous savez que je suis peu soucieux des critiques, mais, à des moments, il
faut remettre les choses et certains à leur place. &lt;ins&gt;On est donc vraiment
désolé pour les &amp;quot;concurrents&amp;quot;&lt;/ins&gt;, qui n'arrêtent pas de gloser et ne se
gênent pas -eux- pour nous critiquer, même si, on le sait, on ne peut être
jaloux que des réussites ou des &amp;quot;institutions&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, sur le 1er et unique réseau mondial d'informations, Internet, il n'y
en a que pour Patrick Dussert-Gerber et nos sites qui ramènent au Guide
Dussert-Gerber des Vins de France (Albin Michel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;AUCUN AUTRE GUIDE REEL &amp;quot;PAPIER&amp;quot;&lt;/strong&gt; est avant nous ! En
plus, tous nos sites renvoient à MILLESIMES ou aux CLASSEMENTS, directement
consultables sur le Net.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand un internaute veut acheter ou consulter un guide sur les vins, il tape
instinctivement &amp;quot;guide des vins&amp;quot; ou &amp;quot;guide du vin&amp;quot;. Pas de Hachette ni de
Parker, ni de Bettane, ni de machin ou de truc. On a fait le test, et cela
devrait calmer certains :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1/. &lt;strong&gt;Google&lt;/strong&gt; (le 1er, de très loin, plus de 89% du marché,
voir : http://barometre.secrets2moteurs.com&lt;a href=&quot;http://barometre.secrets2moteurs.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;/a&gt;) - Quand on tape
&amp;quot;guide des vins&amp;quot;, sur Google, c'est pire pour nos amis, on est en pole position
sur 2,7 millions de liens - Avec &amp;quot;guide du vin&amp;quot;, on est en 8e position sur plus
de 4,2 millions de résultats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&lt;strong&gt;/. Yahoo&lt;/strong&gt; - Avec &amp;quot;guide des vins&amp;quot;, on est en 2e, 3e et 7e
positions, sur plus de 4,3 millions de liens - Quand on tape &amp;quot;guide du vin&amp;quot;,
nous sommes présents 4 fois sur la 1ère page devant plus de 7,1 millions de
sites : 2e, 4e, 8e et 10e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/. &lt;strong&gt;Live Search/msn&lt;/strong&gt; (Microsoft) - Avec &amp;quot;guide des vins&amp;quot;, on
est en 1ère position sur près de 388.000 résultats - Quand on tape &amp;quot;guide du
vin&amp;quot;, on est en 2e, 7e et 8e positions sur plus de 540 000 résultats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/.&lt;strong&gt;Vo ila&lt;/strong&gt; (Orange) - Avec &amp;quot;guide des vins&amp;quot;, on est en 1ère,
4e et 7e positions sur près de 1,3 millions de résultats - Quand on tape &amp;quot;guide
du vin&amp;quot;, on est en 7e et 8e positions sur plus de 1 million de liens&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/. &lt;strong&gt;Altavista&lt;/strong&gt; - Avec &amp;quot;guide des vins&amp;quot;, on est en 1ère, 4e
et 6e positions sur plus de 4.3 millions de liens - Quand on tape &amp;quot;guide du
vin&amp;quot;, on est en 2, 3e, et 3e positions sur plus de 7,3 millions de
résultats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, je ne me suis contenté que des résultats de la 1ère page des
moteurs de recherche, mais qui va consulter la 3e ou la 1500e ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Certan de May au sommet</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/09/11/Certan-de-May-au-sommet</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:860ca0335c469f62882147492913cf87</guid>
    <pubDate>Tue, 11 Sep 2007 21:10:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/18-2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; &lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/18.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir le Classement : &lt;a href=&quot;http://www.guidedesvins.com/pomerol.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.guidedesvins.com/pomerol.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Odette Barreau, ses fils,
Jean-Luc et Patrick, et sa fille Isabelle, peuvent être fiers de ce cru hors du
commun, l’un des plus grands vins du Bordeaux (et donc du monde), qui possède
un atout très rare par rapport à d’autres crus : son exceptionnel rapport
qualité-prix-typicité. Humilité et convivialité sont également de mise ici, et
tout cela représente ce qu’il y a de meilleur dans le vin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande réussite avec ce Pomerol 2004, associant concentration aromatique
et souplesse en bouche, avec ces arômes d’épices et de griotte, bien corsé,
typé et prometteur. Le 2003 est un grand vin, racé, d’une belle couleur
pourpre, charnu et parfumé, au nez persistant de petits fruits rouges mûrs, de
cuir et de sous-bois, avec beaucoup de matière, de garde. Le 2002 est
remarquable, complexe, encore fermé, de couleur pourpre soutenu, très typé,
très corsé, aux tanins puissants et équilibrés, au nez intense, de bouche
harmonieuse et persistante, de garde. Splendide 2001, l’une des plus belles
réussites de toute la région dans ce millésime, avec des notes de fruits noirs
et de cuir, très riche, aux tanins très équilibrés, d’une grande élégance en
bouche, où la charpente vient s’allier à la finesse, de grande évolution. Pour
la (très) bonne bouche, un 99 de haute volée, tout en charme, et un 95
formidable actuellement, d’une grande palette aromatique. On est au sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, le nom du Château est celui d’une grande famille écossaise,
installée en France dès le Moyen-Âge, et à Pomerol à la fin du XVIe siècle. La
noblesse de cette famille lui permit d’obtenir le fief de Certan par ordonnance
royale. Selon les archives locales, la propriété fut la première à être
autorisée par le Roi à pratiquer la culture de la vigne à Pomerol. Le domaine
fut ensuite partiellement morcelé sous la Révolution, et repris par la famille
Barreau-Badar en 1925. Aujourd’hui, Odette Barreau poursuit l’exploitation du
vignoble, secondée par son fils Jean-Luc, qui assume les vinifications, son
autre fils, Patrick, et sa fille Isabelle. Le Château Certan de May de Certan
se trouve situé au sud-est du (très) fameux plateau de Pomerol, les 5 hectares
de vignes très anciennes se trouvant plantées sur ce terroir argilo-silicieux
qui produit les meilleurs crus de l’appellation. Le vin (2/3 de Merlot, 1/3 de
Cabernet franc) est élevé de la façon la plus traditionnelle : une récolte
manuelle à parfaite (et tardive) maturité, des fermentations à l’ancienne,
lentes et longues, un vieillissement de 20 mois en fûts de chêne, dont 80%
renouvelés chaque année..., pour seulement quelques 24.000 bouteilles, et moins
selon les millésimes. On comprend mieux pourquoi la commercialisation est
confidentielle et la qualité des vins reconnue mondialement. Certan de May de
Certan est un très grand cru extrêmement charmeur, puissant, charnu, corsé et
souple à la fois, d’une structure de “cathédrale”, d’une grande élégance, très
riche en arômes avec cette note de truffe fraîche caractéristique. Un vin à
forte personnalité, que l’on reconnait, de très grande classe dont les Barreau
peuvent être fiers. Madame Barreau est également propriétaire du Château
Poitou, un excellent Lussac-Saint-Émilion, très typé lui aussi, très
exceptionnel.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La France a du talent</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/09/07/La-France-a-du-talent</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f01a5e7dc0e5c89170a98f861c21ef50</guid>
    <pubDate>Fri, 07 Sep 2007 19:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/images/couv.jpg&quot; alt=&quot;http://www.millesimes.fr/images/couv.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Patrick Dussert-Gerber, depuis 28 ans, le vin est une entité à part
entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, le ciel et la
terre, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, la poésie et le
savoir, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)... Il
faut respecter à la fois une culture et une éthique. Il faut rester humble
devant les dégustations, sincère face à ses convictions, défendre tous ceux qui
s’attachent à élever un vin digne de ce nom avec passion et convivialité. Dans
cette optique, il y a peu de place pour la frime ou l’arrogance. Le vin, c’est
donc le reflet d’un état d’esprit, et d’une éthique, technique et morale. Le
reste, l’osmose inverse à outrance, les concentrateurs, le surboisage… c’est du
dopage, et du blabla.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Brigitte Dussert : vous aimez beaucoup l’Alsace et ses
vignerons. Les vins ont-ils évolué ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Dussert-Gerber : l’Alsace est une région toujours aussi forte qui ne
rencontre pas de difficulté particulière. Il faut quand même dire que, depuis
quelques années, on dégustait des vins plus douceatres avec beaucoup moins
d’acidité. Deux paramètres pour l’expliquer : soit c’est l’évolution
climatique qui donne des vins plus doux et moins acides et là c’est logique
dans des millésimes comme 2003 ou 2005, soit c’est une volonté délibérée ou une
mode. Si c’est le cas, attention au risque de dépersonnaliser ces crus. Un
Riesling ne doit pas être suave mais, au contraire, bien sec, et l’acidité est
nécessaire pour l’équilibre et la typicité de ces vins. J’affectionne
particulièrement l’Alsace (quelques origines d’Andlau), la bonne humeur des
vignerons, le plaisir de pousser la porte d’un winstub, bref, celui de partager
l’amour du vin. Je connais parfaitement le vignoble et il y a un bon nombre de
producteurs que j’estime et soutiens depuis mon premier Guide, ce qui ne nous
rajeunit pas (Gresser, Schléret, Hauller, Berger, Klein, Jung,
Schaeffer-Woerly, Haegi, Rolli, Dussourt, Reinhart, Materne Haegelin...) et
d’autres, découverts il y a une dizaine d’années comme Odile Weber, Ruhlmann,
Beck, Engel, l’exemplaire Cave de Hunawihr...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, comment résister à ces gouffres d’arômes que sont les Sélections de
Grains Nobles et les Vendanges Tardives (issues particulièrement des
Gewurztraminer Pinot Gris) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Brigitte Dussert : le Beaujolais est-il reconnu comme il le devrait
?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Dussert-Gerber : paradoxalement, alors qu’un bon nombre critiquent
cette région, c’est aussi celle qui fait beaucoup d’envieux avec cette
extraordinaire réussite du Primeur, du vin nouveau, que, ni la Touraine, ni
Gaillac ou les Côtes-du-Rhône n’ont pu contrarier. En Beaujolais, on parlait de
crise mais ceux avec lesquels nous travaillons dans Millésimes ou qui nous
envoient des échantillons pour le Guide s’en sortent bien, leurs prix sont très
abordables, n’augmentent pas et cela prouve qu’ils conservent leur clientèle.
C’est ce qui compte par dessus tout. Il me semble qu’enfin, en France, on a
compris aussi que les Beaujolais pouvaient être des vins très charmeurs, très
agréables mais aussi très typés et divers, des vins qui méritent d’être pris au
sérieux, et pas uniquement des Primeurs à boire frais et jeunes. Là encore, il
y a des incontournables : Franck et Georges Dubœuf, jalousés mais
exemplaires, et un bon nombre de fidèles dont les vins, dans des appellations
de Crus comme Juliénas, Moulin-à-Vent, Morgon ou Brouilly créeraient bien des
surprises dans des dégustations “à l’aveugle”. On peut citer facilement
Chavagnat, Mortet, Siffert, Miolane, Brisson, Chignard, Champagnon, Boisfranc,
Lacarelle, Baronnat, Combe aux Loups, Clos du Fief, Pérelles, Py de
Bulliat...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Brigitte Dussert : les vins de Loire semblent poursuivre leur
chemin, naturellement, sans péripéties ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Dussert-Gerber : le vignoble de la Loire est très disparate car il
est très étendu. Je connais bien, j’ai débuté ici. Pour les vins blancs, on
retrouve les incidences de ces étés très caniculaires qui assouplissent les
vins. Cela se ressent beaucoup moins à Sancerre, à Pouilly ou en Anjou, car le
Sauvignon notamment sait conserver cettre fraîcheur qui fait sa spécificité. Un
plaisir de dégustation que l’on ne retrouve jamais dans les vins étrangers
souvent trop ronds et pas du tout rafraîchissants. Il y a bien sûr des
différences qualitatives entre les différents vignobles. A Pouilly ou à
Sancerre, ce sont des vignobles très intéressants mais qui doivent faire
attention à ne pas galvauder leur notoriété, en produisant trop. Certains vins
sont parfois surcôtés et il ne faudrait pas que la clientèle se demande, à un
certain moment, si elle ne paye pas trop cher des vins qui ne le méritent pas.
Je recherche toujours des bons rapports qualité-prix et vous trouverez les
meilleures adresses dans les lignes qui suivent. Pour vous mettre en bouche,
dans le Pays Nivernais, par exemple, on ne se trompe pas en poussant la porte
de Thierry Redde, d’Henry Natter, des Pabiot, d’Alphonse Mellot, de Nicolas
Brock, de Balland, Chevreau ou Pascal Gitton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours en blancs secs, quelques producteurs de Muscadet sortent toujours
du lot, se refusant à trop arrondir leurs vins, respectant ainsi leur
particularité (Dabin, Chéreau, Morilleau...), et un bon nombre d’autres élèvent
de grands vins de Chenin ou de Sauvignon, aux environs de Tours, de Saumur et
d’Angers (Brézé, Louet-Arcourt, Éternes, Chaise...). Ne pas oublier les
Crémants et Saumur ou Vouvray, dont la locomotive incontournable est Patrice
Monmousseau (Bouvet), suivi de quelques autres (Beauregard, Valmer...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le reste des appellations, par exemple, en Saumur-Champigny, Chinon...
les vins restent à des prix très accessibles, ce sont des vins servis dans les
restaurants grâce à leurs prix très attirants, leur qualité est certaine, les
vignerons ont toujours fait des efforts, et ne sont pas rentrés dans
l’engrenage de la surmaturation ou d’une surconcentration en barriques, restant
fidèles à la typicité de leurs sols où se plaît parfaitement le Cabernet franc,
et je les soutiens. Il suffit de citer Filliatreau, Pisani-Ferry, Buisse,
Couly, Raffault, Jamet, Chaintres, Guilloterie... pour avoir des vins
remarquables. Idem en Touraine (Marionnet, Mandard...), ou en Anjou-Saumur
(Aupy, Paleine...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’autre grande force de la Loire (côté ouest), ce sont des moelleux et
liquoreux de haute volée, qui, comme ceux d’Alsace, dament le pion aux
“historiques” liquoreux bordelais qui ont eu tendance à s’endormir sur leurs
lauriers. Vouvray, Quarts-de-Chaume, Bonnezeaux, Coteaux-du-Layon, autant de
viviers pour exciter ses papilles avec des vins chaleureux, d’une très grande
expression aromatique, de lente évolution, à des prix partticulièrement sages
chez Chéné, au Clos de l’Epinay, à La Varière, L’Été, Aubert, Fardeau,
Godineau...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Brigitte Dussert : la Bourgogne est toujours inattaquable pour ses
vins blancs. On entend (et on lit) beaucoup moins d’amabilités sur les
rouges. Qu’en-est-il ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Dussert-Gerber : la Bourgogne est un cas à part car c’est un “petit”
vignoble en France. Certes, la Bourgogne du sud dans le Mâconnais est une
région assez grande mais quand on parle de la Bourgogne on fait plutôt
référence à la Côte de Nuits et à la Côte de Beaune. Si l’on s’en tient donc à
ces deux entités, je trouve que depuis 7 ou 8 ans les vins sont exceptionnels,
que ce soit en blanc comme en rouge. On déguste des vins qui conservent cette
puissance de rondeur, de souplesse et de suavité mais aussi cet équilibre avec
l’acidité qui en fait des vins de longue garde. Globalement les Bourguignons
n’ont pas changé leur façon de faire le vin. Ils ont, bien sûr, évolué et se
servent des techniques modernes, et c’est bien normal, mais les grands vins de
Bourgogne sont quand même les mêmes que ceux que l’on goûtait il y a quelques
années. Ils ont eu raison de ne pas se laisser tenter par les “sirènes” ou
“confrères” qui leur demandaient de faire des vins avec plus de couleur,
toujours plus concentrés... et on se rend compte que les clients acquiescent
cette politique car les vins sont pré-vendus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En blanc, c’est sûr, il n’y a aucune concurrence. Si besoin est, débouchez
les flacons d’Ampeau, Antonin Guyon, Clos des Perrières, Prieur-Brunet,
Carillon, Doudet-Naudin, Jaffelin, Darviot, Marey, Blondeau-Danne,
Dubreuil-Fontaine, la majorité (vous lisez bien) à des prix particulièrement
justifiés ou abordables. Idem à Chablis, avec des Grands et Premiers Crus très
racés que l’on savoure chez Tremblay, Robin, Moreau, Geoffroy ou Laroche,
toujours incontournables. Plus au sud, il y a la famille Vincent, à Fuissé ou
Protheau à Mercurey, qui valent le détour. Beaucoup d’autres suivent, et sont
retenus régulièrement dans mon Guide et Millésimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rouge, certains pensent, en effet (et proclament, mais il faut pardonner
l’ignorance), que les vins de Bourgogne ne font pas partie des plus grands vins
du monde, ne parlant que de Bordeaux. Je suis intimement convaincu du
contraire, quand on goûte des vins assez vieux (1976, 1989, 1996, 1997...) mais
aussi les derniers millésimes, les vins sont très équilibrés, toujours assez
légers en couleur mais c’est normal avec le Pinot noir. On ne plante pas du
Grenache ou de la Syrah ici, et la couleur n’a rien à voir avec la qualité du
vin, et encore moins avec son potentiel d’évolution. Franchement, n’y-a-t-il
pas de quoi être heureux, dans toute la gamme, à tous les prix, avec les vins
de Lamarche, Thomas-Moillard, Trapet, Rebourseau, d’Angerville, Clos des
Lambrays, Esmonin, Monts-Luisants, Leclerc, Audoin, Prunier, Patriarche,
Gerbet, Joliot... On se rend compte également que ceux qui commencent à boiser
trop leur vin ne font que le dessécher, mais les cas sont minimes et
proviennent surtout de quelques négociants beaunois, attirés par de bonnes
notes de critiques, pour pouvoir exporter, comme les mouches par le miel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Brigitte Dussert : vous aimez également beaucoup les blancs comme
les rouges de la Vallée du Rhône...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Dussert-Gerber : c’est un grand vignoble, très étendu, et les vins
sont très disparates. En crus comme à Châteauneuf-du-Pape par exemple, tout va
bien, les vins sont cohérents quant au rapport qualité-prix qui est en accord
avec la typicité et le potentiel d’évolution. Montredon, Quiot, Fortia,
Mathieu... font des vins chaleureux, et, somme toute, très abordables quand on
parvient à un tel niveau de qualité. Même si j’ai goûté ici de très bons vins
depuis le premier Guide, les efforts se sont poursuivis également dans les
appellations alentour, comme Gigondas, par exemple, où l’on se fait plaisir
avec des vins à 10, 15 €, à Rasteau et à Visan, on trouve des vins formidables
à des prix moindres. Vous remarquerez que ces appellations ont souvent pour fer
de lance leur caves, ce qui en fait un bel exemple de solidarité qualitative et
d’une motivation de toute la production. Le Nord, avec Condrieu, Cornas,
Saint-Joseph ou Côte-Rôtie, est également un vivier de beaux vins, bien que
certains se soient orientés vers quelques cuvées trop puissantes ou trop
marquées par le bois neuf, course à l’export oblige, encore hélas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Brigitte Dussert : et la Provence ? On voit une remontée forte du
rosé.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Dussert-Gerber : ici, les vignerons ont la chance d’avoir un climat
exceptionnel grâce au mistral. Ce qui a le plus évolué, c’est que l’on assiste
à une belle remontée de la qualité du rosé. De gros efforts qualitatifs ont été
fournis, et les rosés de Provence des propriétaires que nous connaissons (je ne
parle pas de la “grande cavalerie”, toujours existante) sont redevenus des vins
tout à fait intéressants avec une typicité en fonction de leurs cépages, de
leurs appellations, et il y a une belle reprise de confiance des amateurs. Et
là, en plus, il n’y a aucune concurrence au niveau mondial, car il n’y a rien
de similaire ailleurs. L’appellation des Coteaux d’Aix en Provence va dans ce
sens et l’on ne peut que l’encourager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est donc un bon créneau, s’il tire vers le haut, mais qui ne doit surtout
pas masquer pour autant les vins exceptionnels que l’on trouve (plus rarement)
en rouge et en blanc. Passez à Bormes-les-Mimosas (Malherbe), à Taradeau
(Rasque), à Bandol évidemment (Bronzo, Bunan, Olivette, Lafran-Veyrolles,
Suffrene...), revenez en Côtes-de-Provence (Brégançon, Élie Sumeire, Jas
d’Esclans, Sauveuse...) et vous aurez de quoi faire avec des vins complexes et
charnus en rouges, suaves et vifs en blancs, qui demandent tous une cuisine
raffinée et riche. Tous les vins de mes Classements sont à un beau niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Brigitte Dussert : le Languedoc, c’est toujours l’avenir ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Dussert-Gerber : en Languedoc, on se cherche, et depuis bien
longtemps. Faut-il faire du vin de table, du vin de qualité, planter, arracher,
créer des micro vins, faire des vins de cépages, vendre de la marque Merlot ou
Chardonnay (qui n’a pas grand chose à faire dans le coin) selon la cible
potentielle, faire des produits pour les jeunes, pour les femmes, pour le 3e
âge... La politique, les pouvoirs publics se mêlent et s’emmêlent depuis
quarante ans, sans trouver de solution. Ici, il y a également une crise sociale
injustifiée à résoudre (comme à Bordeaux, on le verra plus loin) et il n’est
pas excusable que le travail de centaines de producteurs ne soit pas rémunéré
décemment. Ce n’est pas normal, et encore moins de dire que c’est de la faute
des vins du “nouveau monde”. Je ne soutiens pas non plus les regroupements
massifs tentés ici ou là, à Bordeaux comme à Narbonne, qui vont sûrement
profiter aux “gros” distributeurs, même si, et j’en suis conscient, on a
également besoin des meilleurs d’entre eux pour écouler la production. Mais on
peut vendre sans perdre son identité d’appellations ou de territoires. La
nouvelle mention “Sud de France”, par exemple, si elle apporte peut-être un
éclaircissement sur l’ensemble de la région, va à l’encontre de ce que je
crois : développer les niches plutôt que d’amalgamer les appellations, en
perdant ainsi le peu de lisibillité que l’on a, en gommant encore plus
l’identité... Le Languedoc, ce Sud de la France, ce n’est quand même pas une
marque de négociant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un autre plan, je ne suis pas certain que l’on ait découvert l’eldorado,
même si l’arrivée massive d’investisseurs et de bordelais a permis d’acheter
des terres à bon prix et d’avoir quelques coupures de presse. De nombreuses
cuvées spéciales sont trop “spéciales” justement, et cela engendre une
dénaturation des vins, on goûte beaucoup de vins assez écoeurants, surboisés
avec des micro-cuvées trop chères. Ce problème s’étend aux vins de cépages. Ne
fait pas Daumas-Gassac qui veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’y a donc pas de mystères dans la région, et les territoires sont
connus. Les meilleurs producteurs élèvent des vins racés et typés, qui ont su
conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région,
chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste
ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix. Vous les
trouverez en Corbières (Grand-Caumont, Vaugelas, Simone Martinolle, Étang des
Colombes...), en Minervois (Fabas, Blomac, Villerambert-Moureau, Barroubio...),
en Coteaux du Languedoc (Cave de Roquebrun, Mire-l’Étang, Saint-Martin des
Champs...) et en (rares) vins de pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Brigitte Dussert : en Sud-Ouest, calme plat ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Dussert-Gerber : j’aime bien ces vins. Ils sont bons, abordables
(pas tous, il y a des cuvées à prix vraiment déments, je les oublie dans mes
écrits). Par contre, on sent une sorte d’inertie parmi les viticulteurs ou la
profession, on ne sait pas si c’est passager mais on n’entend pas beaucoup
parler de Fronton, de Cahors, de Bergerac, de Gaillac, de Jurançon ou de
Madiran, qui manquent de visibilité. On voit de temps en temps de grandes
affiches dans les rues des vins de Bergerac, un dossier de presse sur Gaillac,
un autre sur le Cahors “primeur”...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là encore, on s’est “regroupé”, soi-disant pour avoir les moyens de sa
promotion. On attend de voir, et chaque syndicat fait ce qu’il veut. Ce qui
compte, c’est de frapper à la bonne porte, ceux que nous soutenons depuis
longtemps sont toujours à la tête de leur appellation, ont confiance dans leur
gamme, et nos Classements sont assez parlants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Brigitte Dussert : en Champagne, tout va très bien ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Dussert-Gerber : c’est la région qui a le mieux travaillé depuis 20
ans, les grandes maisons certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont
le plus développé la qualité et leur image. Il existe une vraie entente
cohérente entre grande maisons et viticulteurs, même s’il y a des jalousies,
ils savent se respecter, négocient, régulent le marché... Le résultat est
probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans concurrence qui
est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre. Aucun Cava, ni
mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et en terme
d’image avec le Champagne. Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir,
ce qui n’existait pas auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui
demeure bien sûr un paramètre important. Le Champagne a démontré que ce n’est
pas uniquement un verre rempli de bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une
différence entre un Chardonnay planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy.
C’est une force formidable que la Champagne ait compris que l’impact de son sol
était à mettre en avant, qu’il ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin
de fête mais aussi un vin de table. Nous, cela fait des années, que nous le
savions, nous avons suivi et soutenu l’évolution des vignerons champenois bien
avant que leurs ventes ne se soient autant développées. Je me souviens que,
beaucoup de professionnels, s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes
classements, je plaçais en premier, parfois à côté de grandes maisons
historiques, des vignerons totalement inconnus qui sont maintenant respectés
dans le monde entier. Tout a changé ici. En gros, il reste une poignée de
maisons familiales et exceptionnelles (Roederer, Pol Roger, Taittinger, Gosset,
Thiénot...), d’autres, tout aussi respectables, intégrées dans des groupes
(Philipponnat, Piper et Charles Heidsieck, Krug, Ruinart, Laurent-Perrier...),
des coopératives de premier plan (Devaux, Vincent d’Astrée, Collin, De
Castelnau...) et il y a une véritable explosion qualitative de la propriété (De
Sousa, Peters, Ellner, De Telmont, Mignon, Bara, Geoffroy... et beaucoup
d’autres). Je vous renvoie à notre article et au Classement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Brigitte Dussert : et, à Bordeaux, ce grand vignoble qui vous tient
à cœur.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Dussert-Gerber : à Bordeaux, il faut faire des distinctions. Il y a
d’abord une dizaine de vins mythiques d’un niveau qualitatif exceptionnel mais
très chers. Il est difficile d’en parler comme d’autres vins, car on entre dans
le monde du luxe où l’image et la rareté comptent beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ensuite la masse des grands crus classés, dont certains, beaucoup
moins prestigieux, plus à la mode (pas mal de vins surbarriqués sont dans le
lot), ont atteint des prix incautionnables, car, pour ceux-là, il est toujours
question de rapport qualité-prix, ne leur en déplaise. Force est de constater
que l’on retrouve ces bouteilles de moins en moins dans la restauration
française et dans nos caves, leur prix devenant un frein réel. Ces vins-là, à
forte valeur ajoutée, sont vendus majoritairement à l’export, délaissant, à
tort, le marché français. Je me demande quelle serait la réaction du Japonais
qui a sa cave remplie de ces vins-là, et ne les verrait pas en France. Il
pourrait se demander s’il ne s’est pas fait avoir ? Heureusement, il y a
les très grands vins, très classiques, où l’élégance prédomine
(Léoville-Barton, Montrose, Calon-Ségur, Lynch-Bages, Brane-Cantenac,
Rauzan-Segla, Rauzan-Gassies, Desmirail...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Libournais, on est toujours dans l’expectative. D’un côté les vrais
grands vins marqués par des territoires que personne ne peut nier, de Petrus
(voir page 112) à de nombreaux autres crus d’une typicité exceptionnelle, dans
une gamme large, où l’élégance s’allie à la structure, selon les sols et rien
d’autre, sans artifices (Magdelaine, Bélair, Certan de May, Lamarzelle,
Beauregard, La Croix, Laroque, Guadet, Balestard...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En face, il y a des vins bien différents (particulièrement à Saint-Émilion
ou en Côtes-de-Castillon), beaucoup trop boisés, trop concentrés, desséchés,
qui n’ont aucun intérêt mais nous ne parlerons pas d’eux, tant ils sont
encensés de facon indécente par des “gourous” français ou étrangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À quoi bon créer des vins écœurants comme de l’encre, faire des “produits” à
15° quand la région bordelaise a, depuis toujours, su faire primer la
distinction. J’ai débuté avec des “pointures” mondiales comme Jacques de
Loustaunau, Émile Peynaud, Ribéreau-Gayon, ils s’attachaient tous à défendre
cet atout essentiel de Bordeaux : élever de grands vins capables
d’associer la puissance et l’élégance, et la durée dans le temps. Jean-Claude
Berrouet (confer page 8) est dans la lignée. Il signe quelques-uns des plus
grands vins du monde et sait que la (grande) qualité n’a rien à voir avec un
élevage outrancier en bois neuf, ni à des artifices techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le marché intermédiaire (8 à 20 €) est un formidable vivier, qui fait la
force de Bordeaux, dans toutes les appellations, aussi bien dans le Médoc, à
Saint-Émilion, ses satellites, que dans les Graves ou les Côtes... On a plaisir
à déguster des vins typés, très bien faits, qui bénéficient d’une belle série
de millésimes grâce aux étés chauds, donnant des vins savoureux plus faciles à
boire rapidement mais aussi d’un beau potentiel de garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 2004 et 2001 sont des millésimes que j’affectionne particulièrement, un
peu à l’ombre des grands millésimes médiatiques et c’est dommage, car ils sont
l’archétype classique du bordelais, où la finesse prédomine, des vins très
prometteurs. Les viticulteurs font des efforts de qualité, sont efficaces,
travaillent bien dans leur chai mais aussi à la promotion de leurs vins, car il
ne s’agit pas de ne faire que bon, il faut le faire savoir. La majorité élève
ces vins dans la grande tradition bordelaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a également une région où les vins sont exceptionnels, Pessac-Léognan,
avec des crus envoûtants, en blanc comme en rouge. À Pomerol, les vins sont
restés très typés, cela correspond aussi à la mentalité des propriétaires qui
respectent leur terroir et ne se complaisent pas dans l’esbroufe. Saint-Émilion
est une appellation qui fait encore parler d’elle avec un classement qui fait
sourire (pour ne pas dire plus), tant des déclassements restent
incompréhensibles, c’est navrant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela amène le consommateur à penser qu’à Bordeaux on parle trop de
classements, de jalousie, de prix, de frime et pas assez de qualité intrinsèque
du vin et cela porte tort à toute la région, même aux Bordeaux les plus
modestes. Ajoutez à cela une vraie crise sociale snobée par quelques
propriétaires et négociants qui préfèrent aller chercher ailleurs ce qu’ils
devraient promouvoir venant de leur région. En fin de compte, on se moque de
savoir si un cru est classé ou non, que les Côtes soient réunies ou pas, ce qui
importe, c’est ce qu’il y a dans la bouteille et le rapport
qualité-prix-plaisir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Brigitte Dussert : le respect de la nature, la convivialité, la
diversité...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Dussert-Gerber : pour faire un bon vin, il faut rester humble. C’est
la nature qui a modelé des territoires, formé des strates, créé l’érosion,
apporté des alluvions... Cette nature, il faut l’entretenir, la respecter, la
mettre en valeur au travers d’une écologie évidente. L’homme n’intervient
qu’après. Il a le choix : soit il se prend (très) au sérieux, plante
n’importe où, mise sur les sophistications œnologiques, multipliant les “jus de
confiture”, bref, fait un “produit”, blanc, rouge, mousseux ou rosé, et parfois
à un prix inadmissible. Soit, le vigneron fait partie intégrante de son
terroir, s’efface devant lui en le laissant s’exprimer, maîtrisant les
techniques modernes qui sont alors les bienvenues quand elles ne viennent pas
“aseptiser” les vins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aussi avoir une éthique. On ne peut pas accepter l’arrogance de
quelques propriétaires (vous n’en trouverez pas beaucoup dans MILLÉSIMES) face
à la crise sociale que connaît encore le monde du vin en France. Chacun doit
être rémunéré et la solidarité doit primer. Le prix n’entre pas en cause, c’est
l’état d’esprit qui compte : on peut être riche et savoir partager, élever
le plus grand vin du monde et rester modeste, promouvoir sa région avant
d’aller chercher ailleurs. Et puis, ce qui compte, c’est de prendre du
plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;© Paru dans MILLESIMES 2007 Voir aussi la sélection des meilleurs
producteurs de l'année :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.millesimes.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.millesimes.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Concours gratuit</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/08/28/Concours-gratuit</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fd21b123c58c3d4a2fa66d4f31cdd698</guid>
    <pubDate>Tue, 28 Aug 2007 20:31:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Gagnez des bouteilles :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amourduvin.com/f_jeu.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.amourduvin.com/f_jeu.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le Guide 2008 vient de paraître</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/08/20/Le-Guide-2008-vient-de-paraitre</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:59208fee3989292376f656bbc7a20293</guid>
    <pubDate>Mon, 20 Aug 2007 20:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://bp2.blogger.com/_zQxlWEne-DE/Rsspk1Y2dXI/AAAAAAAAABk/FFNM0AG6Ocw/s400/Couv.+GUIDE+2008.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; Ma sélection est sévère cette année. Il faut dire que, depuis 28 ans,
je connais des milliers de producteurs, du plus chaleureux au plus orgueilleux,
du plus passionné au plus mercantile, du plus arrogant au plus enthousiaste...
Cela permet d’appréhender toute cette filière viticole, et il faut, aujourd’hui
plus qu’hier, choisir son camp. Il y a 3 points qui me tiennent à
cœur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- L’éthique du vin. Je la défends, pour les consommateurs, comme la grande
majorité des vignerons dignes de ce nom que vous trouverez dans le Guide. Avoir
une éthique, c’est ne pas galvauder ses racines, son histoire, pour gagner
quelques euros, s’attacher à laisser s’exprimer la nature sans abreuver à
outrance les vignes de pesticides ni se servir exagérément de quelques
sophitications œnologiques (concentrateurs, copeaux de bois, levures, chauffes
spéciales de barriques neuves...) qui ne servent qu’à habiller un vin. Un vrai
vin n’a pas besoin de maquillage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La typicité. Quel est l’intérêt de boire un vin rouge, blanc ou rosé qui
n’a pas la moindre originalité par rapport à un autre ? La course à la
mondialisation est bien souvent l’occasion d’aseptiser les produits, de
“lisser” les différences, d’exclure toute subjectivité, de moduler les goûts en
prenant les consommateurs pour des gogos. Un jour, on vous fait un produit pour
les filles, le lendemain une bibine pour le 3e âge, on voit débarquer des vins
en canettes, etc. Faire cela, c’est tout simplement niveler la qualité par le
bas. Ne croyez pas les pubs ou les dossiers de presse qui proclament qu’il faut
s’adapter aux consommateurs, le seul but de tout cela, c’est la rentabilité,
rien d’autre. Le goût du vin (et de la vie), c’est le plaisir, la diversité, le
choix, pas l’argent, l’uniformité ou le collectivisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le rapport qualité-prix-plaisir. Il y a en France des vins qui atteignent
des prix injustifiés et que je ne cautionne plus. Je ne pense pas aux quelques
crus mythiques à des prix innaccessibles pour lesquels on entre dans le monde
du luxe. Je parle de certaines cuvées du Languedoc, du Sud-Ouest, du Rhône,
d’un bon nombre de crus de Bordeaux ou de Bourgogne... Le comble, c’est que la
majorité de ces vins trop chers sont ceux qui sont aussi le plus
dépersonnalisés, “travaillés”, concentrés à la limite de l’écœurement. C’est la
porte ouverte aux bons vins étrangers (les vins typés, pas ceux que l’on
fabriquent dans des cuveries grandes comme des laiteries). J’aime donc les
hommes et les femmes du vin enthousiastes, passionnants, humbles, qui
s’attachent à défendre et à promouvoir la magie de leurs terroirs. On parle le
même language, car, nous aussi, nous sommes passionnés : mon épouse,
Brigitte, aux commandes de Millésimes, ma mère et ma tante, Colette et Claude,
mes collaboratrices, Mélodie, Danièle, Isabelle et Yolaine, toutes m’aident à
réaliser également le Guide que vous avez entre les mains, même si je reste
seul à déguster.   Merci de votre fidélité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi : &lt;a href=&quot;http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/08/20/www.patrick.dussert-gerber.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;www.patrick.dussert-gerber.com&lt;/a&gt; Et : &lt;a href=&quot;http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/08/20/www.guidedesvins.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;www.guidedesvins.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les meilleurs cépages du monde</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/05/28/Les-meilleurs-cepages-du-monde</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a7c2d2a4d2597a2a928020b282ede53b</guid>
    <pubDate>Mon, 28 May 2007 09:44:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Associé à un terroir et un microclimat, c’est le raisin ou cépage qui va
donner toute sa personnalité à un vin, blanc, rouge, rosé, mousseux ou
viné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart des pays qui nous intéressent, deux grandes familles de
raisins existent, le Vitis vinifera et le Vitis labrusca. En réalité, qu’ils
soient nobles ou hybrides, améliorateurs ou grossiers, chaque cépage a sa
raison d’être. Certains se plaisent dans les terres pauvres (mica, schiste) et
les climats chauds (Syrah, Mourvèdre, Grenache, Cinsault, Zinfandel,
Nebbiolo…), d’autres sont capables de s’adapter à des sols et des climats très
différents comme le Chardonnay, le Cabernet-Sauvignon, le Riesling, le Merlot
ou le Pinot Noir, préférant quand même pour s’exprimer comme ils le méritent
des sous-sols complexes où la crasse de fer côtoie le calcaire, la silice ou
les graves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les “vieux” pays producteurs de vins, notamment ceux de l’Europe, ont eu
beaucoup plus l’expérience pour adapter les cépages qui leur conviennent le
plus, région par région. Ce n’est pas un hasard si le Pinot noir est le maître
incontesté de la Bourgogne, le Mourvèdre à Bandol, le Nebbiolo le roi du Barolo
italien, ou le Rheinriesling, le seigneur du Rheingau allemand. Chacun a sa
raison d’être, une logique, et correspond parfaitement à sa région. C’est
d’autant plus incontestable quand on connaît l’histoire des vignobles,
l’influence de l’Eglise et les habitudes gastronomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres pays comme la Californie ou l’Australie ont paré au plus
pressé : planter les meilleurs cépages des autres vignobles pour pouvoir
être concurrentiels. Si cela fonctionne bien dans la plupart des cas, on se
rend parfois compte que ce sont souvent des cépages autres qui donnent à leurs
vins leur authenticité. On le voit, planter du raisin ne doit rien au hasard,
et invite à l’humilité en la matière, tant la Nature est omniprésente. LES
PRINCIPAUX CÉPAGES BLANCS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALBALONGA Croisement Rieslaner et Sylvaner en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALIGOTÉ Il donne un vin franc, sec et fruité, en Bourgogne et en
Bulgarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALTESSE Frais et fin, très parfumé, c’est le cépage traditionnel de
Savoie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALVARINHO Cépage du Vinho verde (Portugal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ARINTO Bon cépage portugais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ASSYRTIKO Cépage grec traditionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BARCELOS Cépage du Dao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BICAL Raisin blanc de Bairrada frais et fruité (Espagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BOUVIER Cépage autrichien, qui donne des vins assez neutres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BUAL Le plus typé et le plus riche cépage de Madère.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHARDONNAY Le roi bourguignon (et champenois), abusivement planté un peu
partout. Très grand cépage, parfaitement adapté aux sols et climats de la
Bourgogne, qui, produit incontestablement les plus grands vins blancs secs du
monde. Planté dans un bon nombre de pays où il réussit bien comme en Australie,
en Afrique du Sud, en Californie, à Chypre, au Canada, au Liban ou en
Nouvelle-Zélande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHASSELAS Cépage de Pouilly-sur-Loire, du Valais (Suisse), du Canada, et de
l’Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CLAIRETTE Raisin riche en sucre, connu sutout pour les nombreux vins qu’il
produit dans le sud de la France. On en trouve en Nouvelle-Galles du Sud
(Australie), en Afrique du Nord et en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;COLOMBAR Raisin qui produit un vin maigre et acide, idéal pour la
distillation du Cognac et de l’Armagnac. Aussi en Californie et en Afrique du
Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHENIN BLANC Bon cépage, très prisé dans la Loire (Anjou…), bien équilibré
en acidité, qui donne des vins francs et demi-secs, et convient aux vins de
mousse de la région. Quelques bonnes réussites en Afrique du Sud, dans la Côte
Centrale de Californie, au Mexique, et dans la Vallée de Sonoma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ELBLING Cépage allemand utilisé surtout pour les vins mousseux. Egalement en
Autriche, et en Californie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FABER Croisement Weissburgunder et Müller-Thurgau cultivé en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FREISAMER Un croisement Sylvaner et Pinot gris, donnant un vin classique,
assez neutre (Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GARGANEGA BIANCO Cépage italien qui sert dans la production du Soave
(Italie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GEWURZTRAMINER Excellent raisin, très typé, très aromatique, qui donne des
vins épicés, très caractéristiques en Alsace. On en trouve de très bons en
Afrique du Sud, en Roumanie, en Hongrie et en Australie, et de plus courants au
Canada ou en Grande-Bretagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GLORIA Un croisement Sylvaner et Müller-Thurgau, qui donne des vins frais et
légers, manquant parfois d’acidité. On le trouve surtout en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GOUVEIO Variété de Porto blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GRENACHE BLANC Bon cépage qui donne un vin ample et peu acide. France et
Espagne, principalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GRUNER VELTLINER Bon cépage autrichien, où il donne des vins à la saveur
fraîche et fruitée. Egalement en Hongrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GUTENBORNER Un croisement Müller-Thurgau et Chasselas (Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HARSLEVELÜ L’un des principaux cépages du Tokay hongrois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HUXELREBE Planté en Grande-Bretagne et en Allemagne. Vins modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JACQUÈRE Cépage de Savoie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LAIREN Le principal raisin blanc de Valdepenas (Espagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MACABEO Cépage espagnol (Catalogne) utilisé pour les vins mousseux. On le
trouve également dans les vins blancs de La Rioja.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MALVOISIE Originaire de Grèce, il apporte structure aromatique et densité
aux vins blancs. Il est important dans le Porto, dans La Rioja, en Navarre ou
en Catalogne. Aussi exploité en Californie et à Chypre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MANSENG Le Gros Manseng et le Petit Manseng, cultivés dans le sud-ouest de
la France, donnent le légendaire Jurançon moelleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MARIA GOMES Le principal raisin blanc de Bairrada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MARSANNE Excellent cépage s’il est cultivé comme il le mérite, qui donne des
vins riches, pleins et gras; l’un des deux cépages qui servent à produire les
rares vins blancs de Châteauneuf-du-Pape et d’Hermitage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MAUZAC Bon raisin, très typé, avec une bonne acidité naturelle (Gaillac). Il
convient d’ailleurs très bien aux vins “perlants”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MELON DE BOURGOGNE Cépage du Muscadet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MORIO-MUSKAT Croisement Sylvaner et Pinot blanc (Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MOSCATEL Raisin à vin doux, qui donne un vin riche en arômes comme en
alcool, au goût très typique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MÜLLER-THURGAU Cépage créé à Geisenheim en 1882 par le Pr Hermann Müller,
qui lui a donné son nom. Très typé, floral et frais, on le trouve très souvent
en Allemagne, et, en moindre quantité, en Australie et en Nouvelle-Zélande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MUSCAT A PETITS GRAINS Cépage classique de l’Alsace et des vins de Muscat de
Beaumes-de-Venise. Egalement au Liban.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MUSCAT OTTONEL Excellent raisin qui donne des vins superbes en Bulgarie et
en Hongrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MUSCADELLE Cépage que l’on trouve encore en petite proportion dans les
vignobles du sud-ouest de la France (Gaillac, Montravel, Bergerac, Bordeaux).
Il peut pourtant apporter un “plus” certain aux cépages Sauvignon et Sémillon.
Les autres pays où il s’adapte le mieux sont l’Australie et l’Afrique du
Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;OPTIMA Un croisement Sylvaner, Riesling et Müller-Thurgau (Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PALOMINO Le cépage classique du Xérès (Espagne). Egalement en Californie et
en Australie, où les résultats sont encore moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PARELLADA Raisin de Catalogne (Espagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PEDRO XIMENES Cépage traditionnel espagnol, pour le Xérès, que l’on retrouve
au Maroc. On en cultive dans les pays qui font ce genre de vins comme en
Californie, en Australie, en Argentine et en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PERLE Un bon croisement Gewurztraminer et Müller-Thurgau cultivé en
Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PINOT BLANC Caractéristique de l’Alsace, un raisin qui donne des vins
fleuris, frais et bien équilibrés. Quelques bonnes réussites au Chili, en
Nouvelle-Zélande, au Canada, et aux États-Unis, et d’autres beaucoup plus
relatives en Argentine ou au Chili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;POULSARD Méconnu, un excellent raisin propre au Jura, qui produit l’un des
plus grands vins rosés (ou gris) de France, très aromatique, suave et
persistant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RABIGATO Portugal. L’un des cépages du Porto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;REICHENSTEINER Un croisement Müller-Thurgau, Madeleine angevine et
Calabreser-Fröhlich (Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RHODITIS Raisin grec, surtout employé pour le Retsina (Grèce).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RIESLANER Comme son nom l’indique, un croisement Sylvaner et Riesling
(Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RKATSITELI Bon cépage bulgare. Egalement en Californie et en Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ROBOLA Bon cépage grec, riche en arômes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ROUSSANNE Excellent cépage qui donne les rares vins blancs d’Hermitage et de
Châteauneuf-du-Pape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RIESLING Remarquable cépage qui peut atteindre les sommets en Alsace et en
Allemagne (Rheinriesling). Très sec, très typé, très floral au nez comme en
bouche, il s’adapte également parfaitement aux fameuses “vendanges tardives”,
quand il est récolté à surmaturité. On en fait d’excellents en Afrique du Sud,
en Californie, en Australie, en Hongrie et en Bulgarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAUVIGNON Le raisin de prédilection des vins de Sancerre et de la Loire
(Anjou…), très sec, très fruité, très frais. Il donne des vins plus ronds dans
les régions plus “chaudes” comme le Bordelais ou dans les appellations du
sud-ouest de la France. Allié au sémillon et vendangé tardivement, il donne les
grands vins liquoreux (Sauternes). Très planté, on en trouve en Californie, en
Australie, en Afrique du Sud, en Grèce, en Turquie, en Argentine et en
Nouvelle-Zélande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAVAGNIN Le raisin du vin jaune du Jura, extrêmement typé, qui produit un
vin d’une lente évolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAVATIANO Raisin grec, qui entre dans l’élaboration du Retsina.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SCHEUREBE Bon croisement Sylvaner et Riesling, parfois assez neutre
(Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SCHONBERGER Un croisement Spätburgunder/Chasselas rosé/Muscat Hamburg
cultivé en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SÉMILLON Remarquable cépage de référence des grands liquoreux bordelais
(Barsac, Sauternes, Loupiac, Cérons…). Bien cultivé en Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SEPTINER Bon croisement Gewurztraminer et Müller-Thurgau, qui produit un vin
suave et parfumé (Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SERCIAL Raisin traditionnel de Madère.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SYLVANER Cépage alsacien. Egalement en Autriche, au Chili, en Argentine, en
Hongrie, en Turquie et en Californie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;UGNI BLANC Un raisin qui donne un vin franc, léger et assez neutre, idéal
pour élaborer le Cognac. Egalement en Bulgarie, en Italie, au Brésil, au Chili,
en Argentine, à Chypre, et en Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VERDELHO Bon cépage de Madère (Portugal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VERDICCHIO Raisin classique de l’Italie, qui donne un vin frais et léger,
dans la région des Marches (Italie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VIOGNIER Le cépage de l’appellation Condrieu. On en plante en vins de pays,
en Languedoc, notamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VIURA Raisin espagnol qui produit des vins frais et fruités, à boire
jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WURZER Croisement du Gewurztraminer et du Müller-Thurgau, exploité en
Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XARELLO Cépage utilisé dans l’élaboration des vins mousseux de Cava
(Espagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LES PRINCIPAUX CÉPAGES NOIRS AGUA SANTA Cépage espagnol, coloré et riche en
alcool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALVAREHAO Une variété de Dao aussi cultivée pour le Porto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AZAL Cépage typique du Vinho Verde (Portugal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BAGA Bon raisin portugais, corsé et aromatique, qui peut donner d’excellents
vins de garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BARBERA Bon cépage italien, qui donne des vins classiques de la Péninsule,
souples et fruités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BASTARDO Raisin traditionnel du Porto et du Dao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BLAUFRANKISCH Raisin assez neutre que l’on trouve en Autriche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BORRACAL Cépage classique du Vinho Verde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CABERNET FRANC Excellent cépage bordelais (surtout dans le Libournais), qui
donne des vins très aromatiques. Regrettable qu’il soit systématiquement
remplacé par le Cabernet-Sauvignon, notamment dans les autres régions
bordelaises. Egalement en Bulgarie, à Chypre, en Californie et en
Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CABERNET-SAUVIGNON Ce cépage, la grande référence bordelaise, est souvent
abusivement employé à tort et à travers dans le monde entier, faute
d’originalité ou de qualité des terroirs. Assez résistant, il donne des vins
tanniques, très structurés, riches, austères dans leur jeunesse, mais garants
d’un potentiel d’évolution exceptionnel. De bons vins issus de ce cépage en
Afrique du Sud, en Californie, au Chili et en Bulgarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CAMINA Bon croisement Portugieser et Pinot noir (Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CANAIOLO NERO L’un des cépages du fameux Chianti (Italie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CARIGNAN Raisin qui ne possède pas réellement ses lettres de noblesse dans
le Languedoc, donnant un vin alcoolisé, manquant d’arômes. On le trouve
également en Espagne, en Afrique du Nord, en Afrique du Sud et en
Californie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CASTELAO Raisin de Bairrada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CINSAULT Bon raisin de la vallée du Rhône et de Provence, qui donne des vins
fins, de belle robe, très aromatiques. Il s’associe parfaitement au Grenache et
au Mourvèdre. Se plaît bien en Afrique du Nord comme en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CORVINA Raisin italien, qui donne des vins puissants, intenses en couleur
comme en structure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DECKROT Un croisement Portugieser et Teinturier Färbertraube, cultivé en
Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GAMAY Le raisin qui donne toute sa mesure quand il est vinifié en macération
carbonique (Beaujolais). De bons résultats en Bulgarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GARNACHA TINTA Cépage espagnol caractéristique, riche et alcoolisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GRACIANO Un autre bon cépage espagnol, qui donne des vins colorés et
parfumés, bien tanniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GRENACHE Le raisin de prédilection des crus de La Rioja et des grands vins
de Bandol, des crus de la vallée du Rhône, de l’Afrique du Nord et du Chili. Il
apporte structure, puissance et concentration aromatique. Moins réussi en
Californie ou en Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LAMBRUSCO Raisin typiquement italien, qui donne son nom au vin
d’Émilie-Romagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MALBEC Dénommé aussi Cot ou Auxerrois, c’est le raisin classique des vins
rustiques (dans le bon sens) du sud-ouest de la France, notamment à Cahors ou
dans les Premières-Côtes-de-Bordeaux. Il donne des vins riches, colorés et
tanniques, d’évolution relativement lente. De très bonnes réussites en Afrique
du Sud comme en Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MAZUELO Cépage espagnol, qui donne des vins puissants, bien équilibrés en
tanins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MERLOT Fragile, c’est la référence incontestable de la région libournaise
(Pomerol…), où il atteint les sommets. Il produit un vin coloré, très
aromatique, savoureux, intense au nez comme en bouche, de belle évolution.
Egalement en Californie, en Afrique du Sud, en Australie et en Roumanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MONASTRELL Cépage espagnol que l’on exploite surtout dans les régions du
Penadés et de Valdepenas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MONDEUSE Le raisin classique savoyard, fin et fruité, léger, qui donne un
vin très aromatique. On le trouve aussi en Suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MOURISCO SEMENTE Raisin surtout cultivé à Porto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MOURVÈDRE Excellent cépage des grands vins de la vallée du Rhône
(Châteauneuf-du-Pape, Gigondas…) et de Bandol. Riche, puissant, très parfumé,
il s’associe parfaitement au Cinsault et au Grenache. On le trouve également en
Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NEBBIOLO Son nom provient du mot “nebbia”, qui désigne le brouillard
d’automne italien. C’est le très grand raisin de la région piémontaise (le
Barolo…), et d’une bonne partie des plus grands vins italiens, dont le
Barbaresco. Très parfumé, suave, intense, il produit des vins de belle
garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PALOMINO Le cépage de référence du Xérès (Espagne). Réussit bien à
Chypre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PETIT VERDOT Cépage du bordelais, qui réussit assez bien en Afrique du Sud,
et au Chili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PINOT MEUNIER Assez neutre, on le trouve surtout en Champagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PINOT NOIR Le roi bourguignon (et champenois). Richesse aromatique,
intensité et suavité en bouche. Des vins de très belle évolution. Difficile
d’en attendre autant quand on essaie de le planter ailleurs, même si les
réussites sont réelles en Afrique du Sud, et, dans une moindre mesure, en
Californie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PRIMITIVO Bon cépage italien, qui donne des vins colorés et puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RAMISCO Le cépage de Colares (près de Lisbonne), qui donne des vins riches
en tannins, austères, très lents à se faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RONDINELLA Cépage italien (Valpolicella).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SANGIOVESE Principal cépage du Chianti. Il donne des vins souples et
parfumés, de bonne évolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SOUZAO Très bon cépage de Porto, qui donne des vins riches en couleur comme
en arômes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SYRAH Originaire de Perse (Chiraz), c’est le raisin de référence des grands
crus de la vallée du Rhône, notamment des Côte-Rôtie et Hermitage. Il donne des
vins intenses, tanniques, concentrés, riches, très parfumés, d’excellente
évolution. De belles réussites en Algérie, en Afrique du Sud, en Californie et
en Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TANNAT Originaire du Pays basque, il donne des vins tanniques et typés, de
lente évolution (Madiran…).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TEMPRANILLO Bon raisin du Rioja, qui donne des vins intenses, riches et fins
à la fois, de couleur soutenue (Espagne). Important en Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TINTA AMRARELA Cépage classique du Porto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TINTA BARROCA Raisin qui produit un vin tannique et intense, surtout cultivé
dans le Douro (voir Portugal). Bons résultats en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TINTA CAO L’un des meilleurs cépages du Porto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TINTORERA Cépage traditionnel de la région de Valdepenas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TOURIGA NACIONAL Cépage classique du Porto, aussi utilisé dans le Dao, qui
donne des vins puissants, concentrés en arômes comme en structure, de
garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TROLLINGER Raisin du Wurtemberg (Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VINHAO Raisin du Vinho Verde, coloré et très alcoolisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XYNOMAVREO Cépage grec qui produit le Naoussa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ZINFANDEL Excellent cépage qui donne des vins savoureux et parfumés en
Afrique du Sud et en Californie, certainement parmi les meilleurs vins de ces
pays, avec une originalité qui leur est propre. Plus modeste au Canada et au
Mexique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Champagne : du grand art</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/05/05/Champagne-%3A-du-grand-art</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f61324f6d41b46fb5af45160a0cc479e</guid>
    <pubDate>Sat, 05 May 2007 17:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/61.jpg&quot; alt=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/61.jpg&quot; /&gt; En quelques années, le Champagne a
franchi les simples ba(rrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part
entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouvent dans
notre Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, et dans
une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés), apportent du plaisir, et
méritent d’être appréciées tout au long du repas, sur des plats appropriés, à
l’apéritif toujours ou sur les desserts. Bien sûr, la force du terroir est
réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque
vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille
unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on ne
fait que des mousseux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/146.jpg&quot; alt=&quot;http://www.millesimes.fr/photos/146.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, qu’elles
développent en bouche les nuances d’amande, de brioche ou de fruits mûrs, voici
les cuvées qui comptent, où la convivialité s’associe au talent, à des prix
largement mérités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir les meilleurs de l'année : &lt;a href=&quot;http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=CHAMPAGNE&amp;amp;rech4=Y&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.millesimes.fr/classement.php?rech1=CHAMPAGNE&amp;amp;rech4=Y&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La sélection des 1000 meilleurs vignerons de France</title>
    <link>http://blog.vins-du-monde.info/post/2007/04/18/La-selection-des-1000-meilleurs-vignerons-de-lannee</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:95a67f54317d4ad5bb29ed2a73e1dee0</guid>
    <pubDate>Wed, 18 Apr 2007 18:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Patrick DUSSERT</dc:creator>
            
    <description>    &lt;h2&gt;Millesimes 2007 est sorti !!!&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.vins-du-monde.info/public/PDG-Edito.jpg&quot; alt=&quot;PDG-Edito.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après un tour de 6 mois dans la plupart de nos vignobles, des centaines de
dégustations, des rencontres, des interviews... voici ce que l’on doit retenir
cette année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accès direct aux meilleurs producteurs, région par région : &lt;a href=&quot;http://www.millesimes.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.millesimes.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accès direct aux Classements 2007 : &lt;a href=&quot;http://www.guidedesvins.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.guidedesvins.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi : le blog personnel de PDG : &lt;a href=&quot;http://blog.guidedesvins.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://patrick.dussert-gerber.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ALSACE : les vins ont-ils évolué ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’Alsace est une région toujours aussi forte qui ne rencontre pas de
difficulté particulière. Il faut quand même dire que, depuis quelques années,
on dégustait des vins plus douceatres avec beaucoup moins d’acidité. Deux
paramètres pour l’expliquer : soit c’est l’évolution climatique qui donne
des vins plus doux et moins acides et là c’est logique dans des millésimes
comme 2003 ou 2005, soit c’est une volonté délibérée ou une mode. Si c’est le
cas, attention au risque de dépersonnaliser ces crus. Un Riesling ne doit pas
être suave mais, au contraire, bien sec, et l’acidité est nécessaire pour
l’équilibre et la typicité de ces vins. J’affectionne particulièrement l’Alsace
(quelques origines d’Andlau), la bonne humeur des vignerons, le plaisir de
pousser la porte d’un winstub, bref, celui de partager l’amour du vin. Je
connais parfaitement le vignoble et il y a un bon nombre de producteurs que
j’estime et soutiens depuis mon premier Guide, ce qui ne nous rajeunit pas
(Gresser, Schléret, Hauller, Berger, Klein, Jung, Schaeffer-Woerly, Haegi,
Rolli, Dussourt, Reinhart, Materne Haegelin...) et d’autres, découverts il y a
une dizaine d’années comme Odile Weber, Ruhlmann, Beck, Engel, l’exemplaire
Cave de Hunawihr... Et puis, comment résister à ces gouffres d’arômes que sont
les Sélections de Grains Nobles et les Vendanges Tardives (issues
particulièrement des Gewurztraminer Pinot Gris).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BEAUJOLAIS : les vins sont-ils reconnus comme ils le méritent
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, alors qu’un bon nombre critiquent cette région, c’est aussi
celle qui fait beaucoup d’envieux avec cette extraordinaire réussite du
Primeur, du vin nouveau, que, ni la Touraine, ni Gaillac ou les Côtes-du-Rhône
n’ont pu contrarier. En Beaujolais, on parlait de crise mais ceux avec lesquels
nous travaillons dans Millésimes ou qui nous envoient des échantillons pour le
Guide s’en sortent bien, leurs prix sont très abordables, n’augmentent pas et
cela prouve qu’ils conservent leur clientèle. C’est ce qui compte par dessus
tout. Il me semble qu’enfin, en France, on a compris aussi que les Beaujolais
pouvaient être des vins très charmeurs, très agréables mais aussi très typés et
divers, des vins qui méritent d’être pris au sérieux, et pas uniquement des
Primeurs à boire frais et jeunes. Là encore, il y a des incontournables :
Franck et Georges Dubœuf, jalousés mais exemplaires, et un bon nombre de
fidèles dont les vins, dans des appellations de Crus comme Juliénas,
Moulin-à-Vent, Morgon ou Brouilly créeraient bien des surprises dans des
dégustations “à l’aveugle”. On peut citer facilement Chavagnat, Mortet,
Siffert, Miolane, Brisson, Chignard, Champagnon, Boisfranc, Lacarelle,
Baronnat, Combe aux Loups, Clos du Fief, Pérelles, Py de Bulliat...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VAL DE LOIRE : la pérennité, sans péripéties.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vignoble de la Loire est très disparate car il est très étendu. Je
connais bien, j’ai débuté ici.Pour les vins blancs, on retrouve les incidences
de ces étés très caniculaires qui assouplissent les vins. Cela se ressent
beaucoup moins à Sancerre, à Pouilly ou en Anjou, car le Sauvignon notamment
sait conserver cettre fraîcheur qui fait sa spécificité. Un plaisir de
dégustation que l’on ne retrouve jamais dans les vins étrangers souvent trop
ronds et pas du tout rafraîchissants. Il y a bien sûr des différences
qualitatives entre les différents vignobles. A Pouilly ou à Sancerre, ce sont
des vignobles très intéressants mais qui doivent faire attention à ne pas
galvauder leur notoriété, en produisant trop. Certains vins sont parfois
surcôtés et il ne faudrait pas que la clientèle se demande, à un certain
moment, si elle ne paye pas trop cher des vins qui ne le méritent pas. Je
recherche toujours des bons rapports qualité-prix et vous trouverez les
meilleures adresses dans les lignes qui suivent. Pour vous mettre en bouche,
dans le Pays Nivernais, par exemple, on ne se trompe pas en poussant la porte
de Thierry Redde, d’Henry Natter, des Pabiot, d’Alphonse Mellot, de Nicolas
Brock, de Balland, Chevreau ou Pascal Gitton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours en blancs secs, quelques producteurs de Muscadet sortent toujours
du lot, se refusant à trop arrondir leurs vins, respectant ainsi leur
particularité (Dabin, Chéreau, Morilleau...), et un bon nombre d’autres élèvent
de grands vins de Chenin ou de Sauvignon, aux environs de Tours, de Saumur et
d’Angers (Brézé, Louet-Arcourt, Éternes, Chaise...). Ne pas oublier les
Crémants et Saumur ou Vouvray, dont la locomotive incontournable est Patrice
Monmousseau (Bouvet), suivi de quelques autres (Beauregard, Valmer...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le reste des appellations, par exemple, en Saumur-Champigny, Chinon...
les vins restent à des prix très accessibles, ce sont des vins servis dans les
restaurants grâce à leurs prix très attirants, leur qualité est certaine, les
vignerons ont toujours fait des efforts, et ne sont pas rentrés dans
l’engrenage de la surmaturation ou d’une surconcentration en barriques, restant
fidèles à la typicité de leurs sols où se plaît parfaitement le Cabernet franc,
et je les soutiens. Il suffit de citer Filliatreau, Pisani-Ferry, Buisse,
Couly, Raffault, Jamet, Chaintres, Guilloterie... pour avoir des vins
remarquables. Idem en Touraine (Marionnet, Mandard...), ou en Anjou-Saumur
(Aupy, Paleine...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’autre grande force de la Loire (côté ouest), ce sont des moelleux et
liquoreux de haute volée, qui, comme ceux d’Alsace, dament le pion aux
“historiques” liquoreux bordelais qui ont eu tendance à s’endormir sur leurs
lauriers. Vouvray, Quarts-de-Chaume, Bonnezeaux, Coteaux-du-Layon, autant de
viviers pour exciter ses papilles avec des vins chaleureux, d’une très grande
expression aromatique, de lente évolution, à des prix partticulièrement sages
chez Chéné, au Clos de l’Epinay, à La Varière, L’Été, Aubert, Fardeau,
Godineau...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BOURGOGNE : inattaquable pour ses vins blancs, mais on entend
(et on lit) beaucoup moins d’amabilités sur les rouges. Qu’en-est-il
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bourgogne est un cas à part car c’est un “petit” vignoble en France.
Certes, la Bourgogne du sud dans le Mâconnais est une région assez grande mais
quand on parle de la Bourgogne on fait plutôt référence à la Côte de Nuits et à
la Côte de Beaune. Si l’on s’en tient donc à ces deux entités, je trouve que
depuis 7 ou 8 ans les vins sont exceptionnels, que ce soit en blanc comme en
rouge. On déguste des vins qui conservent cette puissance de rondeur, de
souplesse et de suavité mais aussi cet équilibre avec l’acidité qui en fait des
vins de longue garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement les Bourguignons n’ont pas changé leur façon de faire le vin.
Ils ont, bien sûr, évolué et se servent des techniques modernes, et c’est bien
normal, mais les grands vins de Bourgogne sont quand même les mêmes que ceux
que l’on goûtait il y a quelques années. Ils ont eu raison de ne pas se laisser
tenter par les “sirènes” ou “confrères” qui leur demandaient de faire des vins
avec plus de couleur, toujours plus concentrés... et on se rend compte que les
clients acquiescent cette politique car les vins sont pré-vendus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En blanc, c’est sûr, il n’y a aucune concurrence. Si besoin est, débouchez
les flacons d’Ampeau, Antonin Guyon, Clos des Perrières, Prieur-Brunet,
Carillon, Doudet-Naudin, Jaffelin, Darviot, Marey, Blondeau-Danne,
Dubreuil-Fontaine, la majorité (vous lisez bien) à des prix particulièrement
justifiés ou abordables. Idem à Chablis, avec des Grands et Premiers Crus très
racés que l’on savoure chez Tremblay, Robin, Moreau, Geoffroy ou Laroche,
toujours incontournables. Plus au sud, il y a la famille Vincent, à Fuissé ou
Protheau à Mercurey, qui valent le détour. Beaucoup d’autres suivent, et sont
retenus régulièrement dans mon Guide et Millésimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rouge, certains pensent, en effet (et proclament, mais il faut pardonner
l’ignorance), que les vins de Bourgogne ne font pas partie des plus grands vins
du monde, ne parlant que de Bordeaux. Je suis intimement convaincu du
contraire, quand on goûte des vins assez vieux (1976, 1989, 1996, 1997...) mais
aussi les derniers millésimes, les vins sont très équilibrés, toujours assez
légers en couleur mais c’est normal avec le Pinot noir. On ne plante pas du
Grenache ou de la Syrah ici, et la couleur n’a rien à voir avec la qualité du
vin, et encore moins avec son potentiel d’évolution. Franchement, n’y-a-t-il
pas de quoi être heureux, dans toute la gamme, à tous les prix, avec les vins
de Lamarche, Thomas-Moillard, Trapet, Rebourseau, d’Angerville, Clos des
Lambrays, Esmonin, Monts-Luisants, Leclerc, Audoin, Prunier, Patriarche,
Gerbet, Joliot... On se rend compte également que ceux qui commencent à boiser
trop leur vin ne font que le dessécher, mais les cas sont minimes et
proviennent surtout de quelques négociants beaunois, attirés par de bonnes
notes de critiques, pour pouvoir exporter, comme les mouches par le miel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;VALLÉE DU RHÔNE : les vins sont bons et charnus.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est un grand vignoble, très étendu, et les vins sont très disparates. En
crus comme à Châteauneuf-du-Pape par exemple, tout va bien, les vins sont
cohérents quant au rapport qualité-prix qui est en accord avec la typicité et
le potentiel d’évolution. Montredon, Quiot, Fortia, Mathieu... font des vins
chaleureux, et, somme toute, très abordables quand on parvient à un tel niveau
de qualité. Même si j’ai goûté ici de très bons vins depuis le premier Guide,
les efforts se sont poursuivis également dans les appellations alentour, comme
Gigondas, par exemple, où l’on se fait plaisir avec des vins à 10, 15 €, à
Rasteau et à Visan, on trouve des vins formidables à des prix moindres. Vous
remarquerez que ces appellations ont souvent pour fer de lance leur caves, ce
qui en fait un bel exemple de solidarité qualitative et d’une motivation de
toute la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Nord, avec Condrieu, Cornas, Saint-Joseph ou Côte-Rôtie, est également un
vivier de beaux vins, bien que certains se soient orientés vers quelques cuvées
trop puissantes ou trop marquées par le bois neuf, course à l’export oblige,
encore hélas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;__PROVENCE : vers une remontée forte du rosé ? __ Ici, les
vignerons ont la chance d’avoir un climat exceptionnel grâce au mistral. Ce qui
a le plus évolué, c’est que l’on assiste à une belle remontée de la qualité du
rosé. De gros efforts qualitatifs ont été fournis, et les rosés de Provence des
propriétaires que nous connaissons (je ne parle pas de la “grande cavalerie”,
toujours existante) sont redevenus des vins tout à fait intéressants avec une
typicité en fonction de leurs cépages, de leurs appellations, et il y a une
belle reprise de confiance des amateurs. Et là, en plus, il n’y a aucune
concurrence au niveau mondial, car il n’y a rien de similaire ailleurs.
L’appellation des Coteaux d’Aix en Provence va dans ce sens et l’on ne peut que
l’encourager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est donc un bon créneau, s’il tire vers le haut, mais qui ne doit surtout
pas masquer pour autant les vins exceptionnels que l’on trouve (plus rarement)
en rouge et en blanc. Passez à Bormes-les-Mimosas (Malherbe), à Taradeau
(Rasque), à Bandol évidemment (Bronzo, Bunan, Olivette, Lafran-Veyrolles,
Suffrene...), revenez en Côtes-de-Provence (Brégançon, Élie Sumeire, Jas
d’Esclans, Sauveuse...) et vous aurez de quoi faire avec des vins complexes et
charnus en rouges, suaves et vifs en blancs, qui demandent tous une cuisine
raffinée et riche. Tous les vins de mes Classements sont à un beau niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LANGUEDOC : est-ce toujours l’avenir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Languedoc, on se cherche, et depuis bien longtemps. Faut-il faire du vin
de table, du vin de qualité, planter, arracher, créer des micro vins, faire des
vins de cépages, vendre de la marque Merlot ou Chardonnay (qui n’a pas grand
chose à faire dans le coin) selon la cible potentielle, faire des produits pour
les jeunes, pour les femmes, pour le 3e âge... La politique, les pouvoirs
publics se mêlent et s’emmêlent depuis quarante ans, sans trouver de
solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, il y a également une crise sociale injustifiée à résoudre (comme à
Bordeaux, on le verra plus loin) et il n’est pas excusable que le travail de
centaines de producteurs ne soit pas rémunéré décemment. Ce n’est pas normal,
et encore moins de dire que c’est de la faute des vins du “nouveau monde”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne soutiens pas non plus les regroupements massifs tentés ici ou là, à
Bordeaux comme à Narbonne, qui vont sûrement profiter aux “gros” distributeurs,
même si, et j’en suis conscient, on a également besoin des meilleurs d’entre
eux pour écouler la production. Mais on peut vendre sans perdre son identité
d’appellations ou de territoires. La nouvelle mention “Sud de France”, par
exemple, si elle apporte peut-être un éclaircissement sur l’ensemble de la
région, va à l’encontre de ce que je crois : développer les niches plutôt
que d’amalgamer les appellations, en perdant ainsi le peu de lisibillité que
l’on a, en gommant encore plus l’identité...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Languedoc, ce Sud de la France, ce n’est quand même pas une marque de
négociant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un autre plan, je ne suis pas certain que l’on ait découvert l’eldorado,
même si l’arrivée massive d’investisseurs et de bordelais a permis d’acheter
des terres à bon prix et d’avoir quelques coupures de presse. De nombreuses
cuvées spéciales sont trop “spéciales” justement, et cela engendre une
dénaturation des vins, on goûte beaucoup de vins assez écoeurants, surboisés
avec des micro-cuvées trop chères. Ce problème s’étend aux vins de cépages. Ne
fait pas Daumas-Gassac qui veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’y a donc pas de mystères dans la région, et les territoires sont
connus. Les meilleurs producteurs élèvent des vins racés et typés, qui ont su
conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région,
chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste
ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix. Vous les
trouverez en Corbières (Grand-Caumont, Vaugelas, Simone Martinolle, Étang des
Colombes...), en Minervois (Fabas, Blomac, Villerambert-Moureau, Barroubio...),
en Coteaux du Languedoc (Cave de Roquebrun, Mire-l’Étang, Saint-Martin des
Champs...) et en (rares) vins de pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SUD-OUEST : calme plat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’aime bien ces vins.Ils sont bons, abordables (pas tous, il y a des cuvées
à prix vraiment déments, je les oublie dans mes écrits). Par contre, on sent
une sorte d’inertie parmi les viticulteurs ou la profession, on ne sait pas si
c’est passager mais on n’entend pas beaucoup parler de Fronton, de Cahors, de
Bergerac, de Gaillac, de Jurançon ou de Madiran, qui manquent de visibilité. On
voit de temps en temps de grandes affiches dans les rues des vins de Bergerac,
un dossier de presse sur Gaillac, un autre sur le Cahors “primeur”...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là encore, on s’est “regroupé”, soi-disant pour avoir les moyens de sa
promotion. ?On attend de voir, et chaque syndicat fait ce qu’il veut. Ce qui
compte, c’est de frapper à la bonne porte, ceux que nous soutenons depuis
longtemps sont toujours à la tête de leur appellation, ont confiance dans leur
gamme, et nos Classements sont assez parlants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CHAMPAGNE : tout va très bien !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons
certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la
qualité et leur image. Il existe une vraie entente cohérente entre grande
maisons et viticulteurs, même s’il y a des jalousies, ils savent se respecter,
négocient, régulent le marché...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans
concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre.
Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et
en terme d’image avec le Champagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas
auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un
paramètre important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de
bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay
planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que
la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il
ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de
table. Nous, cela fait des années, que nous le savions, nous avons suivi et
soutenu l’évolution des vignerons champenois bien avant que leurs ventes ne se
soient autant développées. Je me souviens que, beaucoup de professionnels,
s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier,
parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement
inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a changé ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles
(Roederer, Pol Roger, Taittinger, Gosset, Thiénot...), d’autres, tout aussi
respectables, intégrées dans des groupes (Philipponnat, Piper et Charles
Heidsieck, Krug, Ruinart, Laurent-Perrier...), des coopératives de premier plan
(Devaux, Vincent d’Astrée, Collin, De Castelnau...) et il y a une véritable
explosion qualitative de la propriété (De Sousa, Peters, Ellner, De Telmont,
Mignon, Bara, Geoffroy... et beaucoup d’autres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BORDEAUX : la crise, les classements et la
frime...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À Bordeaux, il faut faire des distinctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d’abord une dizaine de vins mythiques d’un niveau qualitatif
exceptionnel mais très chers. Il est difficile d’en parler comme d’autres vins,
car on entre dans le monde du luxe où l’image et la rareté comptent
beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ensuite la masse des grands crus classés, dont certains, beaucoup
moins prestigieux, plus à la mode (pas mal de vins surbarriqués sont dans le
lot), ont atteint des prix incautionnables, car, pour ceux-là, il est toujours
question de rapport qualité-prix, ne leur en déplaise. Force est de constater
que l’on retrouve ces bouteilles de moins en moins dans la restauration
française et dans nos caves, leur prix devenant un frein réel. Ces vins-là, à
forte valeur ajoutée, sont vendus majoritairement à l’export, délaissant, à
tort, le marché français. Je me demande quelle serait la réaction du Japonais
qui a sa cave remplie de ces vins-là, et ne les verrait pas en France.Il
pourrait se demander s’il ne s’est pas fait avoir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, il y a les très grands vins, très classiques, où l’élégance
prédomine (Léoville-Barton, Montrose, Calon-Ségur, Lynch-Bages, Brane-Cantenac,
Rauzan-Segla, Rauzan-Gassies, Desmirail...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Libournais, on est toujours dans l’expectative. D’un côté les vrais
grands vins marqués par des territoires que personne ne peut nier, de Petrus à
de nombreux autres crus d’une typicité exceptionnelle, dans une gamme large, où
l’élégance s’allie à la structure, selon les sols et rien d’autre, sans
artifices (Magdelaine, Bélair, Certan de May, Lamarzelle, Beauregard, La Croix,
Laroque, Guadet, Balestard...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En face, il y a des vins bien différents (particulièrement à Saint-Émilion
ou en Côtes-de-Castillon), beaucoup trop boisés, trop concentrés, desséchés,
qui n’ont aucun intérêt mais nous ne parlerons pas d’eux, tant ils sont
encensés de facon indécente par des “gourous” français ou étrangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À quoi bon créer des vins écœurants comme de l’encre, faire des “produits” à
15° quand la région bordelaise a, depuis toujours, su faire primer la
distinction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai débuté avec des “pointures” mondiales comme Jacques de Loustaunau,
Émile Peynaud, Ribéreau-Gayon, ils s’attachaient tous à défendre cet atout
essentiel de Bordeaux : élever de grands vins capables d’associer la
puissance et l’élégance, et la durée dans le temps. Jean-Claude Berrouet
(œnologue de Petrus, entre autres) est dans la lignée.Il signe quelques-uns des
plus grands vins du monde et sait que la (grande) qualité n’a rien à voir avec
un élevage outrancier en bois neuf, ni à des artifices techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le marché intermédiaire (8 à 20 €) est un formidable vivier, qui fait la
force de Bordeaux, dans toutes les appellations, aussi bien dans le Médoc, à
Saint-Émilion, ses satellites, que dans les Graves ou les Côtes... On a plaisir
à déguster des vins typés, très bien faits, qui bénéficient d’une belle série
de millésimes grâce aux étés chauds, donnant des vins savoureux plus faciles à
boire rapidement mais aussi d’un beau potentiel de garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 2004 et 2001 sont des millési